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 Un retour au calme ?

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Mayufu
Mayufu
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MessageSujet: Un retour au calme ?   Un retour au calme ? Icon_minitime1Lun 5 Sep - 20:43

[Arrow...suite de ~ICI~]

Au milieu des décombres, entourées des cris demandant de l'aide et des rares bâtisses encore debout s'écroulant sous leur poids, elles se tenaient là, comme dans un autre monde. À l'écart du chaos les entourant. Se faisant face. Chacune d'elle tourmentée par ses propres pensées et regrets. Mayufu, quant à elle, sombrait intérieurement, ne sachant plus ce qu'elle devait faire ni ce qu'elle devait penser. Ses songes s'éteignirent lentement, laissant le vide s'installer dans sa tête. Son cœur, lui, étant l'opposé complet à battre à tout rompre, comme s'il tentait de la faire revenir à elle et la sortir de sa torpeur. Sa respiration, elle, s'était bloquée. Des émotions fortes l'ayant étranglée, lui faisant réaliser ce que son amie avait subis à cause d'elle. Que si elle n'était pas intervenue pour mettre un terme aux gestes du monstre, elle était persuadée qu'elle y serait restée vu qu'elle n'avait clairement jamais fais le poids contre Lupa. Mais la jeune fille n'essayait même pas de lutter contre ce qu'elle ressentait. Réalisant à quel point tout n'avait été déclenché que par sa propre violence et s'avouant enfin l'existence d'un passager noir enfouit en elle. Bien qu'elle ignorait ce qu'il était ou comment le décrire. Elle avait haï son monde et souhaitait sa destruction et, même consciente que celui-ci n'était pas le siens, elle avait souhaité y répandre la mort et la destruction. Plus rien n'avait de sens, ses actions n'avaient pas été menée au nom de son père uniquement mais aussi au siens. Sur Féerune, elle avait bien eu pour mission de conquérir le trône de son divin père et ce, pour se faire, elle était prête à abattre ses frères et sœurs en les traquant jusqu'à toucher au but. Mais ici, sur ce nouveau monde, est-ce que tout cela avait encore ne serait-ce qu'une simple signification ? La Déesse de la Nature avait bien précisé que son sang n'avait plus influence sur elle. Cela prouvait bien que l'humaine, dans ce duo qu'elle formait avec Umar, que c'était probablement elle qui endossait le rôle de monstre, emplie de colère et de vilénie.

Le visage enfouit dans ses mains, ses doigts se crispant de plus en plus fort sur ce dernier, tremblante de toutes parts, la Flammèche se remémorait tout ce qui était advenu jusqu'à maintenant. Rien ni personne ne pourrait alors la sortir de sa torpeur. Seule Umar aurait le mot ou le geste qu'il fallait pour qu'elle surgisse à nouveau à la réalité. Tout semblait si lointain mais une part d'elle se focalisait toujours sur l'hybride, lui criait à l'aide à l'intérieur. La suppliant même de la gifler pour permettre à son esprit de se reprendre. Figée, parcourue de spasmes, tout son être sursauta alors lorsque son amie lui intima de cessez de se plaindre et de se taire. S'étant même pas rendue compte qu'elle parlait. Son souffle reprenant de plus belle, sortant de son état d'apnée et sentit une présence l'approcher et se saisir de son visage. Le geste fut tendre, des mains douces et qu'elle connaissait se posèrent sur ses joues. La jeune fille se laissait juste faire, ouvrant doucement les yeux rougis par les larmes qui ne pouvaient alors plus couler. Le visage tuméfié, sali par le sang, les cendres et le sable ainsi que mutilé. Ses iris toujours aussi flamboyantes, malgré la faiblesse de son mental, plongèrent dans ceux de son amie qui parcourait du bout du doigt sa blessure à la joue. Lui faisant comprendre alors, sans un mot, qu'elle s'en voulait de l'avoir abandonnée et que cela lui ait coûté cette blessure. Alors même que ce sentiment de culpabilité semblait ravager la sorcière des ombres, la Flammèche était rongée par la sienne. Elle avait peut être voulu la gifler pour cela, sur l'instant, mais jamais elle n'en eut ni la force ni la volonté. Son passager noir étant encore trop exalté en elle. La présence de Lupa n'avait de cesse de souffler sur les braises de sa colère et le retour salvateur de sa bien aimée lui permit de renvoyer son alter-ego au fin fond d'elle.

Levant doucement une main, la déposant sur celle caressant la plaie sur sa joue, la jeune fille ne disait rien. C'était réellement les seules forces qu'il lui restait, de lever son bras pour manifester à son tour l'affection qu'elle éprouvait pour elle. S'était résignée à suivre l'ordre qu'elle lui avait donné, se rendant plus silencieuse que jamais. Ce fut lorsque que Umar lui demandait pardon, laissant filer une larme sur sa joue que Mayufu, emportée par le mouvement, se jeta contre son amie et se lova contre elle.

- Tu es là, tu es toujours pardonnée... Lui murmurait-elle alors doucement, se collant à elle.

Sentant qu'une douce chaleur l'enveloppait, comprenant bien que Umar l'isolait alors de ce monde pour lui offrir cet instant d'intimité, la Flammèche ne pouvait pas espérer mieux pour alors réellement laisser ses larmes s'écouler et son corps s'écrouler. Se sachant alors retenue par les bras de son amie. Se jurant alors de réellement prendre les précautions qu'il fallait pour s'empêcher à l'avenir de partir en vrille de la sorte. Elle avait eu une chance phénoménale que Xiris ait été dans les parages et ait bien voulu entendre ce qu'elle lui disait, avec tant de rage et de haine pourtant. Cette dernière lui avait épargné une existence sans sa bien aimée, lui sauvant la vie et lui offrant une nouvelle enveloppe en la restaurant. Au-delà de la garantie qu'elle avait placé en elles pour s'assurer de leurs bonnes conduites à l'avenir, Mayufu lui était reconnaissante même si son aversion des dieux étaient toujours présentes. Elle avait des faveurs à rendre à deux Déesses et toutes les deux semblaient radicalement opposée et toutes les deux avaient sauvée Umar... Mais bon, elle y pensera plus tard et préféra profiter de cette chance qui lui était offerte d'être enfin lovée contre Umar et laisser ses sentiments s'écouler normalement. Pleurant discrètement et passant ses bras dans le dos de cette dernière.

Plongée dans son doux cocon, elle ne fit même pas attention à la lumière qui les avait englobées toutes les deux sur l'instant. Sentant juste une douce chaleur l'envelopper. Une sensation douillette sur son dos qu'elle reconnu comme étant les ailes de l'Hybride. Elle se sentait si bien enfermée dans son giron. Protégée et écartée de ce monde qui l'avait tourmentée sans cesse. Elle sentait que absolument rien ne pouvait l'atteindre. Mais soudainement, la sensation de prendre de la hauteur ne pu lui échapper. Ses yeux s'ouvrirent doucement pour alors constater que le sol s'éloignait. Pourtant ses pieds étaient toujours bien posés sur du ferme... Cette parois, légèrement nacrée et opaque, lui fit comprendre qu'elles se tenaient toutes les deux dans une bulle les emmenant loin de cet endroit. Allaient-elles enfin être de retour au point de départ, sur leur île flottante ? Mais pour l'instant, sa seule envie était que ce moment là ne cesse jamais et qu'elle puisse rester là, contre elle, pour toujours. Elle chérissait les rares moments où son amie faisait montre d'une telle tendresse et leur accordait bien plus d'importance que la normale. Cela signifiait juste que Umar s'ouvrait doucement à elle et c'était les moments qu'elle chérissait le plus.

À l'instant même où la paroi de la bulle se dissipa doucement et que la brise fraîche, dénuée de l'odeur de brûlé, de l'air à l'état pur, mes poumons furent parcourus d'un frisson et d'une sensation glaciale. Je pris une longue et grande inspiration. La séparation que la paroi nous offrait avec le sol disparu, ma peau rentrait en contact avec la terre humide et l'herbe me chatouillait les jambes. Mais pour rien au monde je ne souhaitais trop bouger. Mes mains se lièrent dans le dos de Umar et je lui faisais bien comprendre que je souhaitais rester ainsi quelques instants encore. Certes, c'était peut être égoïste mais j'en avais besoin. Mon bien être mental le réclamait et je devais me reconstruire afin de ne pas être sujette à l'évanouissement à la moindre montée émotionnelle à venir. Pleine de confiance en mon amie, j'aurai pu juste me laisser y aller mais je ne voulais pas, après tout ce qu'il s'était passé, lui imposer cela. Ce serait irrespectueux de ma part.

- Restons ainsi encore un petit peu, s'il te plaît... Lâchai-je doucement, de quelques mots soupirés, bercée par les petites rafales de vent qui sifflaient à mes oreilles. Le son du bruissement des arbres m'apaisant. La chaleur que me transférai mon amie étant pour moi salvatrice. Mes bras se serrait un peu plus autour de sa taille. Je suis si désolée... Si désolée de t'avoir embarquée là-dedans. De t'avoir montée la tête avec mes histoires et te traîner dans mes folies meurtrières. Commençais-je dans une voix tremblante mais tout de même maîtrisée.

Desserrant enfin un peu mon emprise sur elle, dévoilant mon visage rougis par la culpabilité et les larmes qui avaient jaillis de mes yeux, je la fixais sans faillir. Sans plus rien dire. Juste que je la fixais, peut être trop intensément, ce qui pourrait lui provoquer une sensation un peu étrange sur le moment. Jusqu'au moment où je secouais brièvement ma tête pour me sortir de ma fixette et me reculer un peu de mon amie, soupirer longuement et me poster droite devant elle.

Peut être m'attendais-je à recevoir une gifle ou un sermon. Mais je ne quittais pas l'enveloppe qu'elle m'avait créée. J'étais juste collée à ses ailes toujours renfermées et attendais. Elle avait forcément quelque chose à me dire, beaucoup de chose. Moi aussi, mais je n'avais nullement aucunes idées de par où je devais alors commencer mon récit. Néanmoins, quand j'eu à repenser au moment où la Déesse de la Nature était intervenue, je déglutis longuement avant de laisser mon souffle m'étrangler de lui-même. Déclarant avec peine...

- Tu n'as pas à me demander pardon, Umar... Je t'ai tuée par ma folie. Je déglutis alors une seconde fois, interrompant ma phrase et d'un souffle saccadé, je repris doucement. Par ma simple volonté à vouloir rayer ce village de la carte, je t'ai tuée après m'être rendue à la mort. Tu as lutté pour moi pour me rendre la vie... J'ai eu une chance folle car j'ai pu rattraper mon erreur fatale et te rendre la vie. Que tu sois là, maintenant, avec moi. Je nous ai condamnées tous les deux. Tu n'as jamais été le monstre entre nous. Je ne t'en veux absolument pas, Umar. Baissant légèrement les yeux vers le sol, fixant la bordure de l'île repensant au moment où j'avais pris la décision de sauter afin de mettre le feu au monde en-dessous. Je pense que nous avons, toutes les deux, besoins de calme et de nous parler un peu avec tout ce qu'il s'est passé et saches que, quoi que tu décides, je m'y résoudrai, même si cela ne me plaît pas. Je compte bien utiliser la chance qui m'a été offerte pour me racheter auprès de toi... En réalité, c'est à moi de te demander pardon pour ce que je t'ai fais.

Evidemment que je m'y tiendrai à ce que je venais de dire. Je devais assumer mes actes et leurs conséquences. La première fois, la Déesse Noire, Yloumna, peut importe ce qu'elle avait fais avec moi, m'avait offert la possibilité de sauver Umar et ne pas l'abandonner. La seconde, Xiris, quant à elle, m'avait offert la même chose. Je comptais l'honorer même si je ne savais pas comment. Petit à petit, je commençais même à émettre des doutes sur la réelle existence de mon père, Divinité du Meurtre. Était-ce lui qui se manifestait par moi, d'une certaine manière, via mon passager noir ? En tout cas, même si ce que j'étais ne me dégoûtais pas, j'allais apprendre à me mettre des limites. J'ignorais tout de comment m'y prendre. Donc, pour commencer, j'allais accepter ce que mon amie allait me dire... J'angoissais complètement, tentant tout de même de ne pas le démontrer afin de ne pas manipuler son jugement. Restant la plus neutre possible même avec un visage au final très expressif à mes dépens. Mais que voulez-vous ? Comment voulez-vous cacher à la personne que vous aimez ce que vous ressentez ? Mon regard me trahissait tout comme mon visage. J'avais juste envie de partir loin d'ici. De tout ça. Que l'on discute et remettions nos idées en place et, ensuite, que l'on parte explorer cette île un peu plus et parcourir ce monde. Voir s'il était si différent du notre.

¤ 7 Khole Gaïa ¤
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