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 Une ambiance pesante

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P.N.J
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MessageSujet: Une ambiance pesante   Une ambiance pesante Icon_minitime1Sam 8 Fév - 14:25

Une ambiance pesante Major10

[Arrow...suite de ~ICI~]

Brewen était responsable de toute l'organisation allant du simple nettoyage, jusqu'aux préparatifs les plus minutieux au sein du palais. Mais aujourd'hui, sa tâche consistait à chaperonner Albrecht tout au long de la matinée, et bien qu'il n'appréciait que très moyennement l'individu et son bordel, il accomplira au mieux son devoir. Autrefois contremaître sur les quais de la côte vermeille, Brewen sut rapidement se faire un nom parmi les dockers. Gravissant les échelons, il eut très vite pour charge de veiller sur les petites affaires maritimes du Gouverneur, et ce, jusqu'à ce que le Roi le prenne finalement à son service. Un parcours inhabituel pour un homme inhabituel. Perspicace et franc, Brewen ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'adresse à son personnel. Mais sait faire preuve de respect lorsqu'il s'entretient avec ses supérieurs ou personne qu'il estime. Nombre de gens se sont retrouvés à la rue des suites d'une poussière oubliée ou d'une argenterie mal positionnée. Seulement, Brewen devait aussi faire le sale boulot lorsque la situation l'exigeait. En relation directe avec Kinsy, cheffe de la guilde de la dague ensanglantée, il fallait bien souvent se salir les mains afin que la paix règne dans les rangs. Il était donc préférable de ne pas le prendre à la légère, ou même s'oser à discuter ses directives, surtout si celles-ci étaient émises par le Roi.

- Par ici ! S'annonça le gaillard en lui faisant signe de s'avancer à l'aide de son index. Que vient faire votre rombière ? Vous pensiez être invité en tant que convive ? Questionna t-il d'une voix sèche les mains imposées sur ses hanches. Quelle aille poser son cul là-bas, quant à vous, installez-vous ici. Reprit Brewen en tirant un siège qui faisait face au mur. Rédigez un discours de salutations à votre Roi, débrouillez-vous comme vous voulez, mais dans dix minutes il doit être terminé !

Une ambiance pesante Eli10

- Il suffit ces manières de rustre ! Vociféra soudainement une voix rauque depuis son dos.

- Dame Elizabeth Avelyn... Prononça grossièrement Brewen en se raclant la gorge.

- Il n'y a pas de Dame qui tienne ! Où avez-vous donc cultivé vos manières ?! Sachez pour votre gouverne que Albrecht est sous MA responsabilité, non la vôtre ! Si j'entends ne serait-ce qu'un mot inconvenant de plus, je vous fais transférer dans l'entretien des égouts, j'espère m'être bien fait comprendre ?!

- Il n'y aura aucun problème Ma Dame, je ne fais que mettre en place le planning du Roi.

- Oh ça je veux bien vous croire sur le fait qu'il n'y aura aucun problème. Althéa va s'en assurer !

- Ma Dame, je vous assure que ce n'est pas nécessaire...

- Si, ça l'est ! Maintenant j'ai à faire, soyez le bienvenu au palais Albrecht... Formula vite fait Dame Elizabeth, alors qu'elle tournait les talons.

Invitée depuis la veille, cette rousse volcanique n'était pas femme à se laisser intimider. Chasseuse de prime à ses heures perdues, elle n'en demeurait pas moins une noble de la côte vermeille avec pour responsabilité, la sécurité du port. Informée de l'événement de la journée, soit ; les noces du Roi. Dame Elizabeth insista pour être en compagnie d'Althéa. Ce jour représentait l'avenir de la province de Nandis, et à ce titre, il fallait la crème de la crème pour que tout se déroule dans le meilleur des mondes.

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Albrecht Rothke
Albrecht Rothke
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MessageSujet: Re: Une ambiance pesante   Une ambiance pesante Icon_minitime1Lun 10 Fév - 21:05

Après une balade fort agréable au bras de Saelie qu’Albrecht appréciait particulièrement, quoi qu’elle puisse en penser, les deux compagnons arrivèrent au palais royal et passèrent sans mal aucun tous les contrôles de sécurité, trop nombreux au goût du barde, bien qu’essentiels en un tel jour. Sommés par un garde à la voix rauque d’attendre ici que le roi vienne les quérir en personne, ils prirent leur mal en patience, si tant est que lui puisse en dire ainsi, l’attente n’ayant pas, au final, été bien longue. Les portes du palais, gigantesques comme deux géants de bois et de fer, grondant de leurs voix fortes en se mouvant laissèrent apparaître la personne royale qui était l’opposé total de ces immenses portes. Il était petit et frêle, un blondinet que d’aucun aurait invité à aller se moucher plutôt que de parler à un adulte de noble stature. Il était cependant par sa position au-dessus de tous et détenait dans le creux de sa petite main insignifiante la vie de tout être vivant de la ville et l’avenir économique, politique et social du pays entier.

Invités avec une délicatesse aussi grande que le roi lui-même à se relever et à continuer la journée, Albrecht se redressa sans se faire prier, offrant son bras à Saelie pour remonter, tel que l’exigeait la bonne conduite pour un gentilhomme. La réputation du jeune être n’était pas usurpée, il semblait aussi frêle et délicat que Saelie, avait les traits d’un enfant et pourtant, il était déjà d’une fermeté et d’une potentielle cruauté si grande. En un sens, il était tout ce qu’Albrecht rêvait d’être, puissant sans avoir besoin de force, assez jeune pour en profiter longtemps et au centre des attentions tout en pouvant déléguer tout ce qu’il voulait sans se soucier des répercussions tout en étant, de plus, en capacité de parler comme il le pensait sans devoir trop se perdre en convenances, personne ne pouvant le reprendre sur sa place. Au moins, le roi ne tarissait pas d’éloges sur le travail de longue halène qu’avait fourni le nobliau afin de se hisser dans le haut du panier aristocratique de la ville, si on omettait la menace d’exécution formulée dans le même temps, c’était plutôt encourageant et un très bon point. La journée s’annonçait donc chargée, Albrecht aurait bien aimé en connaître d’avantage avant d’être venu mais il avait confiance en ces capacités d’improvisation et en Saelie, il n’avait donc aucune peur quant au déroulé de cette journée qui s’annonçait merveilleuse en un sens, bien que ce dernier ne soit pas peut-être pas celui attendu quand on pense à une invitation aux noces royales.

Suivant les soldats présentés en escorte pour lui-même et sa compagne du jour, ils arrivèrent peu de temps après face à un homme qui était tout l’opposé de la scène précédente, tout du moins physiquement. Ils faisaient maintenant face à Brewen, un ancien contremaître des quais de Nandis reconverti larbin du roi, à la fois respectable et pitoyable, Albrecht ne savait que penser de cet homme. Il était laid, malpoli et peu avenant, son manque des convenances était horripilant mais il avait, en revanche, le bon goût d’être une personne franche. Aux parentes ordurières de l’homme quant à la présence de Saelie, Albrecht ne put réprimer son envie de répondre, la bienséance trouvant ses limites dans l’insulte adressée à ses dames.

-Loin de moi l’idée de vous contredire, vénérable contremaître des quais de Nandis… Albrecht choisissait ces termes soigneusement, sachant qu’il était insultant sans l’être de rappeler son ancien poste, aussi prestigieux soit-il, à cet homme. Mais je suis en effet un convive du roi et Saelie, ici présente, m’accompagne et mérité le respect dû à une dame de la cour, ce qu’elle est aujourd’hui. Aussi, elle restera à mes côtés et je suis persuadé que même le roi n’y verra aucun inconvénient, après tout, quelle insulte cela serait-il à l’étiquette si un invité, aux yeux des nobles, était séparé de sa compagne, qu’elle quelle soit.

Laissant le docker bourru finir sa tirade, il n’eut pas le temps de répliquer à propos du discours à préparer pour le roi, quel imbécile pouvait décemment penser qu’un barde de sa stature pouvait venir à un banquet de noces royales sans avoir préparé un tel texte d’avance ? Décidemment, il n’était bon qu’à diriger des ouvriers crasseux sur les quais, Albrecht ne comprenait en rien le choix de cet homme auprès du roi. Il n’eut même pas le temps de fantasmer toutes les manières qu’il pourrait ordonner de faire assassiner ce crétin d’ici quelques mois qu’une voix bien plus agréable bien qu’assez rauque maugréât le bonhomme en lui assénant le coup de pied verbal aux parties qu’Albrecht ne pouvait pas se permettre dans sa situation, il était si doux de le voir se ratatiner tel un enfant que l’on gronde pour une bêtise. Sur ces réprimandes et sur le ton lamentable d’enfant boudeur de l’homme vexé, enfin une information intéressante ressortait, Albrecht allait, aujourd’hui, être placé sous la responsabilité de non pas une… mais deux membres de la famille Avelyn, voilà qui était à la fois intéressant et potentiellement avantageux pour les plans futurs, le roi étant presque inintéressant pour l’évolution sociale du barde face à cette grande famille commerciale qui avait su, au fil des décennies, conquérir les marchés de tout le continent. Sur les derniers mots d’Elizabeth Avelyn, Albrecht rassura sa prise au bras de Saelie et fit un signe de tête courtois à la dame tout en affichant son plus beau sourire, ravi d’apprendre qu’il allait être surveillé, bien que ce fait même l’ennuyait un peu, par nulle autre qu’Alysse Avelyn, plus communément appelée Althéa par le peuple, pour plusieurs raisons.

Une fois Elizabeth éloignée, Albrecht, gardant toujours à son bras sa compagne du jour, il prit le temps d’essayer de la rassurer quelque peu, autant sur la place qu’elle occupait en ce jour que sur la légitimité de sa présence.

-Veuillez excuser les manières de ce goujat, Saelie. C’est un rustre sans éducation mais il ne devrait plus nous déranger aujourd’hui… Quant à votre place aujourd’hui, quoi qu’il puisse en penser, elle est à mon bras, si vous le voulez toujours, bien entendu. Il conclua sa phrase par un petit clin d’œil complice à sa partenaire, qu’il espérait tout de même convaincre au moins un peu de sa sincérité qui n’était certes pas aussi profonde qu’il pouvait le laisser entendre mais qui existait tout de même, Albrecht ayant une réelle affection pour elle.

Une fois ces belles paroles prononcées, il était temps d’aller voir leur chaperon officiel pour la journée, ce qu’ils firent sans trop attendre vu la journée qui ne prévoyait pas de temps morts. Ils trouvèrent sans mal cette dame reconnaissable au sein des autres gardes, en effet, elle dénotait par son apparence et son armure. Aussi, elle dégageait quelque chose de peu commun, derrière son apparence douce et son visage jeune, une aura de force et d’expérience aurait intimidé même le plus courageux et farouche des hommes. Arrivé non loin d’elle, sans pour autant briser son espace vital, Albrecht saluât la dame comme il aurait salué n’importe lequel de ses égaux ou de ses supérieurs, avec tout le respect dû à une femme de la cour. En s’inclinant légèrement en prononçant son préambule à la conversation.

-Dame Avelyn, c’est un honneur de vous rencontrer enfin, le monde ne tarit pas d’éloges sur votre dévotion à la ville de Nandis. Je suis Albrecht Rothke et je vous présente Saelie, qui est ma cavalière en ce beau jour.

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Althéa
Althéa
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MessageSujet: Re: Une ambiance pesante   Une ambiance pesante Icon_minitime1Lun 10 Fév - 23:10

L'air frais qui se faufilait entre les arbres, l'odeur de la rosée, le silence habitant encore la cité de Nandis à ce moment là, je me tenais au milieu d'un parc du palais, assisse sur un banc. Observant les étendues de fleurs autours des arbres qui se tenaient devant moi. Je me sentais bien. Tranquille dans ma bulle. Que pouvais-je demander de plus pour faire le vide dans mon esprit ? Rien de tel que la nature pour me remonter le moral ou me recentrer sur moi-même. Les premières lueurs du soleil passant au-delà des montagnes à l'horizon commençaient à réchauffer mon visage, donnant petit à petit une teinte orange au ciel, mes yeux ne se lassaient jamais de ce spectacle. M'étant levée plus tôt ce matin, j'en avais profité pour prendre un petit instant pour méditer et accompagner la nature dans son réveil. Souvent, j'avais besoin de me vider la tête à force de constamment être sur mes gardes et la fatigue me guettant régulièrement. Alors, je me recueillais auprès des fleurs, qui elles me comprenaient... Aussi, étant une Elfe, mais pour une raison qui m'échappait encore, je devais d'avantage prendre soin de moi et écouter mon corps pour m'éviter des complications. Il m'était arrivé quelques fois d'en faire trop et de m'être retrouvée dans des situations quelque peu fâcheuses mais néanmoins, je m'en étais sortie.

Cependant, en ce moment, j'étais un peu tendue. Pour cause, Elizabeth m'avait fait demandé la veille pour la rejoindre au palais royale. Depuis l'arrivée du Roi, je ne savais pas trop où me placer bien que j'étais au fond favorable à ce changement. Non pas parce que c'était un simple changement, comme je le dis, mais uniquement que c'était quelque chose que je n'avais jamais connu. Ayant vu Nandis uniquement sous le règne d'un gouvernement et non d'une royauté, cela avait installé instantanément une toute autre ambiance dans la capitale... Cela dit, j'avais quand même mes préoccupation quant au jeune âge d'Uldrian tout en ne doutant pas de la formation qu'il avait reçue de son mentor. De plus, je me posais des questions de part son apparition soudaine sur le trône. Personne ne semblait vraiment s'y attendre et, autour de moi, je voyais un peu près tous les avis. Beaucoup d'entre eux étaient contents et avaient adhérer à tout cela. D'autres encore doutaient mais laissaient une chance à ce dernier ainsi qu'une dernière partie ne voulait pas que cet énorme pouvoir soit entre les mains d'une personne si jeune. Je pouvais clairement tous les comprendre, j'étais souvent noyées dans les vagues d'émotions que je pouvais percevoir au travers d'eux. Mais bon, il valait mieux pour moi que je me garde mes réflexions et que je me tiennes à ce qu'Elizabeth attendait de moi. Après tout, je lui faisais confiance, ce n'est pas comme si je ne la connaissais pas après tout. J'ai fais sa rencontre il y a de cela vingt-trois ans environs, si ma mémoire ne me faisait pas défaut et, tout ce que je pouvais en dire, c'est que c'est une femme impressionnante. Elle ne se laissait clairement pas marcher dessus et, évidemment, je ne pu que sourire en constatant cela car c'était le trait général des Avelyn. Ma famille. Personne en son sein n'appréciait se faire marcher dessus et ce, même ceux se trouvant encore dans ce palais à des postes à responsabilités. Après tout, c'était bien la raison pour laquelle on s'était autant étendu à travers le pays.

Elizabeth m'avait finalement convaincue, s'arrangeant pour me faire remplacer à la tâche à laquelle j'étais initialement assignée pour la journée, soit : escorter un jeune frère médecin de la famille, chargé de mener des visites médicales dans les quartiers pauvres du port. Au début, évidemment, j'avais refusé, j'avais accepté la demande de mon jeune frère mais Elizabeth, quand elle avait une idée en tête, il était quasiment impossible de la lui retirer. C'est à force de discussion qu'elle était parvenue à ses fins et à m'emmener avec elle. Bon, je ne vais pas non plus dire que cela m'avait déplu, dans le fond. Voir le palais ainsi que son parc me plaisait toujours autant. Ma curiosité m'amenait aussi à vouloir voir à quoi ressemblait le jeune prince, n'ayant jamais eu la réelle opportunité de le faire, toujours occupée à autres choses. Evidemment, mes impressions vis-à-vis de ma première rencontre avec ce dernier étaient relativement neutres. Après tout, cela ne faisait qu'un mois qu'il était en place... je lui laissais un peu sa chance mais mon devoir envers Nandis et son peuple m'obligeait à garder un œil discret sur ce dernier. Être certaine qu'il allait agir dans le sens du bien être de la capitale. Chose qu'il faisait, pour l'instant. Je n'avais pas trop de soucis à me faire mais ma vigilance restait éveillée.

Soudainement, j'entendis une personne marcher dans ma direction. Relevant la tête, je l'observais se rapprocher tout en me relevant, réajustant mon armure tout en m'étirant, replaçant mes épées à la ceinture, je reconnu tout de suite un majordome qui m'informa qu'il était temps de me rendre aux appartements de ma cousine. Qu'elle l'avait fait envoyé pour venir me chercher. Décidément, elle me connaissait suffisamment bien pour savoir que j'irai au parc de bon matin. Le remerciant d'un sourire, je sortis de ma bulle protectrice qu'était la nature, un peu déçue, et me dirigea directement vers les appartements assignés à Elizabeth afin d'être présente dès sa sortie. Frappant à la porte pour signaler ma présence, j'attendis dans le couloir sagement jusqu'au moment où elle se présenta. Par pur réflexe, je la salua en m'inclinant légèrement. Evidemment, elle ne cessait pas de me faire la remarque que cela la gênait que je sois aussi formelle avec elle mais bon, c'était une habitude bien ancrée en moi, je n'y pouvais rien... Toutefois elle enchaîna sur le programme de la journée et me fit bien comprendre que le roi était vraiment stricte sur le planning. Il n'y avait pas de temps à perdre et m'invita à la suivre jusqu'au hall d'entrée. Du haut des marches, j'aperçu d'autres personnes en contrebas. Je reconnu directement Brewen qui discutait... ou du moins, ordonnait à un jeune couple de se séparer pour que l'homme puisse s'atteler à sa tâche, soit : l'écriture du discours pour le roi. Je le plaignais déjà. Si j'avais été à sa place, j'en aurai été complètement incapable et je me serai effondrée intérieurement. N'étant pas du tout une adepte des mots, je ne faisais parler qu'avec le cœur, du coup c'était souvent très maladroit. De plus, je pouvais aisément comprendre que Brewen leur parlait réellement... mal, si je pouvais le dire ainsi. N'ayant aucuns respects pour la dame accompagnant celui que je ne parvenais à reconnaître comme étant Albrecht Rothke. Je l'avais déjà souvent croisé de loin et il avait même un établissement à son nom. Etablissement que j'avais bien du mal à accepter l'existence. Autant dire que l'estime que j'avais de ce dernier n'était pas au plus haut mais sa renommée en tant que barde plaisait à tous les nobles et, dans un sens, je devais m'avouer qu'il pouvait être doué. Malheureusement, c'était de lui dont on allait s'occuper aujourd'hui. "Encore une fois, Althéa, garde tes réflexions pour toi et fais simplement ce que l'on attend de toi" me disais-je intérieurement, me contentant de maintenir le pas.

Elizabeth se mit soudainement à hausser le ton, recadrant l'homme du Roi. Ce dernier se faisait immédiatement tout petit et ne savait plus où se mettre. Je la reconnaissais bien là, ma cousine, intimidant n'importe qui par son assurance et sa confiance en elle. Chose qui avait l'air de faire plaisir à notre invité du jour, apparemment. Je pouvais aisément ressentir que si il en avait eu la possibilité et la stature, il se serait donné à cœur joie de le remettre à sa place, en l'humiliant proprement. Ma cousine et moi-même approchant de ces derniers, je restais légèrement en retrait. Observant autour de moi et posant mon regard sur Brewen au moment où Elizabeth me nomma. Sans intentions aucunes, je lui décochais un sourire simple pour le rassurer et emboîta ensuite le pas de la rouquine avant de me stopper un instant aux pieds des marches menant à l'étage. Me retournant légèrement en direction de nos invités qui étaient restés sur place alors que nous nous éloignions. Laissant alors le noble rassurer sa dame quant à la situation qui venait de se passer, je ne manqua pas de leur faire signe du bras la direction à prendre en direction des appartements pour les convives afin d'avancer dans le planning...

[... Suite ~ICI~ "Les Devoirs du Barde"]

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