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 Elvin, Zyran, ou quel que soit mon nom.

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Elvin
Elvin
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MessageSujet: Elvin, Zyran, ou quel que soit mon nom.   Elvin, Zyran, ou quel que soit mon nom. Icon_minitime1Jeu 19 Mar - 22:13

~ Mon identité ~

~ Prénom : Anciennement Elvin, ensuite Zyran, et maintenant ?
~ Nom : J'ai reçu le nom de Hyrdania mais je ne m'en souviens plus.

~ Âge : 327 ans.
~ Jour & Mois de naissance : Le 8 Oryi du mois Pyro.
~ Sexe : Mâle.
~ Race : Affreuse abomination née d'un miracle de Xiris. Je me suis cru fée durant presque toute mon existence, mais le contact avec l'eau a révélé que j'étais aussi sirène.

~ Lieu de naissance : La forêt de Silmariën.
~ Lieu où vous vous trouvez actuellement : Au milieu des ruines refroidies d'une abbaye dédiée à l'Innocence.

~ Classe : Martyr pour Gabriel.
~ Alignement : Neutre bon.



~ Apprenez à me connaître ~

~ Description Physique :
J'ai bien changé avec le temps. Je me demande si les prêtres qui m'ont élevé seraient capables de me reconnaître malgré tout. Eux qui insistaient pour couper court mes cheveux pour en limiter le désordre, car je n'ai jamais aimé les coiffer, comment réagiraient-ils maintenant qu'ils sont devenus tellement longs qu'ils s'éparpillent en lourdes boucles, tellement longs en effet qu'ils ont entièrement recouverts mes oreilles pointues ? Reconnaîtraient-il la même tignasse rouge, presque cramoisie, contre laquelle ils ont si souvent dû combattre, armés d'un peigne, pour la mettre en ordre ? Peut-être percevraient-ils malgré tout la même étincelle rêveuse dans mon regard aigue-marine, cet éclat qui veut aller découvrir le monde que j'avais perdu il fut un temps. Seraient-ils alors attristés d'y voir la malice désormais disparue, remplacée par une innocence que j'ai tant souhaitée.

Oui, je ne suis plus Elvin désormais, je suis devenu Zyran entre temps, Zyran dont les tâches de rousseur font sourire le soleil. Je suis Zyran qui flotte paisiblement sur des ailes irisées de libellules dont les pointes rappellent pourtant aussi un peu les papillons. Je suis Zyran, qui suis tellement petit qu'on m'imagine généralement plus jeune que je ne le suis vraiment, encore que j'ai toujours été plutôt petit en tant que fée, dépassant à peine le mètre cinquante sous forme humaine, et guère plus grand qu'un petit insecte une fois miniaturisé. Mais maintenant Zyran court pieds nus dans les couloirs et non plus à travers la forêt.

J'ai beau changer en mon cœur, en mon corps, au fond je reste toujours le même, à aimer le contact du sol sur la plante de mes pieds, à rechercher des sensations nouvelles, des odeurs nouvelles. Je suis toujours aussi fragile, pas très bien bâti, qui donne l'impression qu'il pourra s'effondrer au moindre choc, ce qui n'est pas totalement faux, mais qui même dans la douleur, cherche ton regard avec mes yeux verts comme la mer.

~ Description Psychologique :
Je ne suis pas un être complet, ou du moins je ne le suis plus. J'ai le sentiment, comme ancré profondément en moi, que j'ai perdu quelque chose. Certes j'ai perdu mes souvenirs et il me suffit de m'y attarder quelques instants pour m'en rendre compte, mais je parle d'une absence plus profonde. Quand je me concentre dessus, c'est comme un un vide dans mon cœur, une violente, douloureuse impression d'avoir été déchiré d'une partie de moi-même. Je ne comprends pas les raisons de cette souffrance émotionnelle tapie tout au fond de moi et, de toutes façons, ça fait trop mal pour que je les cherche. Ainsi je me contente d'ignorer cette angoisse qui pourtant reste toujours là, sous-jacente. Ainsi, je délaisse ce passé inconnu et dangereux, de crainte de n'y trouver que davantage de motifs de deuils et de malheur.

Alors, plutôt que de souffrir, j'ai décidé d'être heureux. Je veux être heureux, et peu importe tout le reste. J'ignore le mal, je ne veux pas le voir, préférant me concentrer sur ce qu'il y a de meilleur en chacun. Je veux espérer que ce malheur n'est dû qu'à un accident, que cette violence n'est due qu'à un trop plein d'émotion, et que si on parle doucement à la personne concernée, elle finira par se calmer d'elle-même et comprendre ses erreurs. Je sais bien que ce n'est pas toujours le cas, mais j'ai décidé que cela devait l'être, donc ça l'est : je peux sauver tout le monde. Et si jamais quelqu'un échoue à côté de moi ou fait du mal, c'est car je n'ai pas suffisamment bien agi. Je veux aider et je me sacrifierai pour cela.

Mais je suis faible. Ainsi, même si parfois je peux donner l'impression qu'aucune mauvaise nouvelle ne peut m'atteindre, la vérité c'est qu'elles me frappent de plein fouet. Je n'arrive même pas à gérer mes propres émotions, alors comment pourrais-je réussir à gérer celles des autres ? Je pleure quand je suis triste. Je ris quand je suis heureux. Je dis ce que je pense sans pouvoir mentir. Quant à la douleur, elle est pire que tout. Elle me fait perdre tous mes moyens et me réduit à l'état d'une loque qui aura beau faire de son mieux, ne fera pas grand chose. Je voudrais que personne ne la ressente telle que moi je la ressens. Je voudrais que les gens soient heureux, alors pourquoi ne le sont-ils pas ?

~ Biographie & Histoire :
Quand j'étais enfant, mon père me racontait souvent comment j'étais né d'un amour éphémère au bord d'un lac entre lui, simple barde itinérant, et une puissante dryade qui avait donné sa vie pour protéger des dizaines d'enfants fées des griffes de vilaines sirènes durant la grande invasion. J'ai ainsi toujours ignoré mes véritables origines, bien moins héroïques, bien plus sordides, dans les profondeurs de l'Océan. La vérité, c'est que cette mère dryade n'a jamais existé ailleurs que dans l'esprit de ce pauvre chanteur. Oh, ma véritable mère a effectivement combattu durant la grande invasion mais elle était du mauvais côté. Quant à mon père, c'était en vérité un ermite perdu au loin, sur l'île de Chaara. Sacrifié au service d'expérimentations, il ne sut jamais qu'il eut eu un enfant. C'est avec ces jeux malsains sur le génome que tout a commencé.

Déjà en cette époque lointaine, les sirènes digéraient mal d'avoir été reléguées dans les profondeurs par l'édit divin de Loominei. Elles aspiraient à la capacité de marcher librement sur terre et au pouvoir militaire gigantesque qui en découlerait. C'est ainsi que naquit dans l'esprit fou de Ravana Aerandir le projet de modifier jusqu'à leur essence même pour créer une armée de sirènes qui n'auraient pas leur défaut. Associée à un prêtre peu recommandable, Duarman Ker'Malosh, elle finit par atteindre son but en utilisant la fragilité du génome féerique pour concevoir une première génération de sirènes qui ne serait plus asservie à la mer de Thelxépia. Malheureusement, dans le même temps, cette première génération perdit aussi la capacité à se transformer au contact de l'air, à acquérir les jambes qui leur seraient nécessaires pour envahir les terres. La fondatrice Aerandir, à l'image d'une Xiris déçue, voulut arrêter cette expérience et tuer l'enfant qu'elle avait fait naître de son propre corps. Cependant, le grain d'espérance qu'elle avait semé au sein de l'esprit détraqué du prêtre Duarman avait germé et il était prêt à tout pour que ces essais continuent, même à poignarder à mort son ancienne collaboratrice. Il perdit dans le même temps le ventre qui avait mis au monde ses manipulations génomiques, mais fort heureusement pour lui c'était une fille qui était née de ces jeux malsains, une nouvelle matrice donc. Cette fois-ci, il sélectionna spécifiquement le gène féerique à implanter, le gène fort d'un inconscient musicien solitaire du versant Barat de l'île de Chaara. Il n'eut cependant pas le temps de voir la fin de tout cela car il voulut faire partie de la grande invasion et eut la joie de mourir desséché, abandonné par les vagues de la mer. Sa création, elle, survécut, prisonnière de la forêt qu'elle avait voulu envahir. Sous le nom de Syraneï, elle donna silencieusement naissance à ce fils inséminé en elle. Naïve, elle voulut dans un premier temps s'en occuper. Mais comment aurait-elle pu, elle qui n'avait jamais connu l'affection véritable d'un père ou d'une mère ? Elle dut rapidement se résoudre à l'abandonner, en espérant qu'il puisse avoir une vie heureuse parmi les fées.

Ce sont des prêtres qui me découvrirent près d'un lac lors d'une cérémonie. Je m'égosillais tellement qu'on aurait dit que je voulais chanter avec eux, racontèrent-ils. Ce sont eux qui finirent par m'élever. Certes, ils voulurent dans un premier temps me rendre à ma famille légitime. Cependant, le seul membre de ma famille qu'ils découvrirent fut un oncle du côté de mon père, simple barde itinérant, qui n'était clairement pas prêt à s'occuper de moi. En ces années, peu après la grande invasion, un grand nombre de fées étaient mortes et un grand nombre de familles avaient été brisées. La plupart des enfants avait eu la chance d'être tués avec leurs parents, d'autres avaient pu être récupérés par une famille plus ou moins lointaine, mais il restait toujours des orphelins qui n'avaient personne pour qui s'occuper d'eux. C'est pourquoi, pour ne pas me laisser à mon sort, que ce petit ordre de Lourina, de la meriseraie des collines de Selatan, qui vivait en communauté, décida de m'élever. Pour ne pas que je me sente seul, ou perturbé, on demanda à mon oncle de se faire passer pour mon père et de me visiter. Il venait souvent me voir, me parler de ses voyages parmi les hommes, me chanter des poèmes de sa composition sur la soi-disant dryade qui m'avait donné naissance et sur leur union à tous les deux digne des plus grandes histoires d'amour. C'est ainsi que j'ai grandi, entre les chants d'hommage à Lourina, ceux épique sur cette mère inconnue et ceux qui me faisaient voyager à travers le monde. On me destinait à la prêtrise mais j'utilisais mes dons pour jouer des tours aux prêtres et fuir vers le ciel. Puis, quand je fus majeur, à deux cents ans, je fuguai.

Je voulais voir le monde des hommes dont m'avait tant parlé mon "père", les étendues immenses de champs cultivés, leur bonne humeur lorsqu'ils trinquaient, les demeures titanesques de pierre qu'ils avaient réussies à construire. À vrai dire, je n'allai pas vraiment loin. Tout au plus, je m'aventurai discrètement dans le premier village à côté de Silmariën. Pour moi qui avait toujours été confiné dans la forêt, toutes ces banalités étaient bouleversantes et suffisaient à m'enthousiasmer. Mais, même adulte, j'avais encore l'esprit d'un enfant, et je craignais sans arrêt qu'on me retrouve et qu'on me renvoie chez les fées. C'est pourquoi je pris l'habitude de voler discrètement ma nourriture dans les cuisines et les garde-mangers. J'avais même élu domicile dans un simple carton dans les ténèbres d'un grenier où personne ne s’aventurait jamais. Seul, dans les ténèbres, je reçus mon dernier don de la déesse, de petites lumières cramoisies qui, en glissant joyeusement dans les airs, me rappelaient mes rêves et ce que j'avais quitté. Progressivement, il y eut cependant de moins en moins d'humains. C'est que j'appris plus tard que cette maison avait la réputation d'être hantée. Cela n'empêchait pourtant pas un groupe d'enfants de continuer à venir s'y rassembler. Serrés les uns contre les autres, Yvan, Lou, Manon et Claude jouaient, se racontaient des histoires fantastiques, se disputaient parfois, puis se réconciliaient. Ils vivaient leur vie d'enfant quoi, et moi j'avais l'impression de la vivre avec eux. Je les côtoyais tellement souvent, à leur insu, que c'était comme si j'étais là-bas, avec eux, à raconter des histoires et à trembler de froid. Sans même m'être rapproché, j'avais l'impression de les connaître. C'est pourquoi je me suis un jour présenté à eux, tel que j'étais, sous ma forme normale. Quelle frayeur eurent-ils ce jour-là ! Mais tout se passa bien et je pus désormais faire partie de leur jeu. Ils m'amenaient de la nourriture. Nous dénichions des trésors dans le grenier. Je leur apprenais à renverser le bol de lait en faisant accuser quelqu'un d'autre. Néanmoins les humains n'ont pas la longévité des fées et un par un, ils finirent par cesser de venir. La mère de Lou l'emmena en ville. Manon décida que j'étais une mauvaise influence. Claude se maria au loin. Yvan mourut d'une blessure au pied. Bientôt je fus de nouveau seul dans ma grande demeure hantée, à tenter de jouer en solitaire au capitaine de bateau, à m'extasier devant les trésors que nous avions ramassés et qui commençaient à perdre leurs couleurs, à pleurer en silence lorsqu'il y avait de l'orage. Je me sentais seul mais je n'avais plus nul part où aller. J'étais parti depuis si longtemps de Silmariën et je craignais leur réaction lorsque je reviendrais après avoir fugué. Alors je restai là. Je restai là tellement longtemps que la maison finit par être rachetée. C'était Lou, il ne m'avait pas oublié ! Mais, il avait tellement vieilli. Il ne pouvait plus beaucoup bouger de son fauteuil, alors nous jouions plus tranquillement. Lui voulait que je retourne à Silmariën, mais moi j'avais peur. Et puis, n'étions-nous pas bien ainsi, tous les deux ? En vérité, il aurait sans doute voulu que je ne le vois pas mourir, mais je suis resté jusqu'au bout. Et sur son lit de mort, il m'a finalement fait promettre de repartir, puis il est mort en paix, heureux de tout ce qu'il avait vécu.

Alors, je suis effectivement reparti, un peu embarrassé par cette fugue qui s'était prolongée si longtemps et craignant qu'on ne m'accepte pas ou même que tout le monde soit mort entre temps. Cependant, seulement un siècle s'était déroulé depuis mon départ. Les prêtres m'accueillirent avec le sourire. Mon père, lui, avait disparu. Sans doute était-il reparti sur les routes, dégagé avec moi de tout ce qui le retenait encore ici. Moi, je me suis installé sur la frontière, je restais proche des fées mais j'aimais aussi le contact avec les humains. J'allais leur faire des farces ou boire le soir avec eux jusqu'à pas d'heure. Tous mes rêves d'aventures s'étaient progressivement étiolés car j'avais pris conscience que, seul, j'avais trop peur pour m'aventurer loin.

Le 2 Khole du mois Vita :
C'est finalement de la la boisson que revint mon envie de revoir le monde, plus précisément d'un élixir de Chaara que j'avais bu la veille. Encore sous l'emprise d'une douloureuse gueule de bois, je fis la rencontre de Niniel, une fée qui revenait à Silmariën depuis très loin et décida finalement de ne pas y rester. Charmé par le lointain désir de voir le monde que j'avais étouffé jusque là, face à une fée habituée des voyages, j'avais finalement décidé de la suivre. Cependant, encore une fois, comme par un coup du destin, la route ne m'amena pas loin, seulement jusqu'au croisement des grandes plaines. Là-bas, la rencontre de terribles sorcières en quête de meurtres et la douleur des coups me rappela aisément que je n'étais rien et que je ne pourrais sauver personne du massacre qu'elles allaient commettre. Alors, j'ai fui. Aussi rapidement que je le pouvais, j'ai fui pour retourner dans ma forêt. Mais volant à toute allure jusque là-bas, je me suis éloigné des lieux dont j'étais coutumier et je suis tombé face à une scène irréelle : des sirènes qui discutaient près d'un lac. Pourtant ce qui me surprit le plus fut que je reconnus l'une d'entre elle. Surgi des profondeurs de ma mémoire, d'un temps complètement révolu, le visage de ma mère et sa berceuse me revinrent à l'esprit. Mais cela fut aussitôt suivit de la peur, la peur de lui causer des problèmes par ma simple présence. Cela fut d'autant plus présent lorsque la haute prêtresse de Lourina qui avait vu la scène me harcela de questions. Qu'aurais-je pu seulement répondre ? Je voulais la protéger. Je voulais me protéger. Peu à peu, la réalisation que c'était mon monde entier qui s'effondrait et que je devrais partir se faisait de plus en plus forte. Désemparé, je fis encore une fois ce que je faisais le mieux : je fuis. Mais même en fuyant, je ne pouvais supporter le sentiment que je trahissais tout le monde, ma mère et tout ce qui m'avait élevé. Je trahissais même le peuple entier des fées. J'aurais voulu que tout cela cesse mais il n'y avait aucune solution. M'arrêtant au bord d'un fleuve, regardant mon reflet dans l'eau, j'entraperçus la seule solution qui me restais. Comme à bout d'énergie, je cessai le battement de mes ailes et me laissai engloutir par le flot de la mort.

Derniers événements :
Cependant le torrent si craint ne put me tuer. Tandis que j'étais agité par le courant comme un fétus de paille, ce furent finalement les graviers arrachés au lit me frappant sans cesse qui me réveillèrent soudain dans une éternité de souffrance. L'eau ne m'avait pas tué. Je l'aurais sans doute su si je n'en avais pas eu une peur innée depuis ma plus tendre enfance. Et par ma décision, j'étais désormais plongé dans un maelstrom de douleur duquel je ne pouvais pas m'échapper avec mes ailes mouillées. Je n'avais jamais appris à nager. Le temps sembla se dilater lorsque le sel de la mer vint finalement se poser sur mes plaies me secouant de tremblements et de larmes que personne ne pouvait voir sous l'eau. Je ne pouvais m'empêcher de ressasser ce qui m'avait mené ici. Le délire mêlé à mon rejet de l'eau se prolongeait en dégoût de moi-même. J'avais voulu mourir et on m'avait condamné au martyr. Lorsqu'une vague bienveillante exposa finalement mon corps ensanglanté à l'air libre, je souhaitai de toute mon âme que quelqu'un vienne abréger mes souffrances, mais on me sauva à la place. On m'accueillit dans un petit monastère, on pansa mes blessures. Néanmoins, le mal était fait et j'avais perdu goût à la vie. J'en voulais presque à ces moines de m'avoir sauvé et je ne désirais plus qu'une chose : le néant. Et c'est finalement quelque chose d'assez proche qu'on me proposa. L'abbé de cette institution avait en effet reçu le pouvoir divin de libérer quelqu'un de son passé. Alors j'embrassai l'oubli et devint quelqu'un d'autre.

Ignorant tout, enfant au corps d'adulte, prompt au bonheur comme à la dépressions, sous le nom de Zyran, les gens qui m'avaient sauvé me proposèrent, une place dans le monastère. J'accueillais les gens qui avaient besoin d'aide. J'aidais les prêtres dans leur office. Je faisais parfois enfant de chœur. En somme, j'étais heureux. Je ne pouvais réprimer des mauvais pressentiments lorsque mon regard s'aventurait jusqu'à la mer, mais à part ça je vivais une vie assez agréable. On prenait soin de moi. On n'évoquais pas mon passé, que je ne voulais pas connaître. On m'enseigna même le dogme de leur divinité. L'abbé fut un véritable père pour moi. C'est pourquoi tout le monde fut content pour moi lorsqu'on remarqua que Gabriel m'avait béni de ses pouvoirs. Je pouvais désormais aider tout le monde, rien qu'en étant auprès d'eux. Mais encore une fois, le sort décida de frapper. Il se trouve en effet que l'abbé avait une main enchantée de telle manière qu'elle attirait parfois les convoitises de ceux qui en entendaient parler. C'est pourquoi il s'aventurait rarement hors du naos, la salle la plus profonde et secrète du temple. Cependant, cela ne fut pas suffisant et un être puissant vint un jour ravager les lieux à la recherche de ce don des dieux. Ce jour-là, désespéré, je suppliai l'abbé d'utiliser à nouveau son pouvoir sur moi. Je sentais au fond de mon cœur que je ne pourrais jamais me remettre de ce drame. Alors, j'ai oublié à nouveau tout ce qui faisait ma vie, ma chambre au rideaux blancs qui laissait rentrer l'air iodé, les chants heureux de l'après-midi alors que vient l'heure du goûter et le regard céruléen de celui qui m'avait élevé, à nouveau.



~ Suppléments ~

~ Particularités propres à votre espèce :
Avantages de fée : Capacité de voler, Miniaturisation, Bonne endurance mystique, Infravision, Toucher sur-développé.
Avantages de sirène : Amphibie, Télépathie, Puissant odorat. (En italique, les particularités ignorées et donc non maîtrisées.)

Inconvénients de fée : Hypersensibilité à la douleur, Petite force physique, Ostéogenèse imparfaite.
Inconvénient de sirène : Très sensible à la chaleur et à la sécheresse.

~ Ce que vous aimez : J'ai aimé les voyages, les histoires, les chants. J'ai aimé la tranquillité, l'observation du monde, l'aide des gens. J'aime encore sans doute tour cela, encore faut-il que cela me revienne. Peut-être que ce que j'aime avant tout, c'est d'être heureux.

~ Ce que vous détestez : J'ai toujours détesté faire du mal aux autres, et je détesterais d'autant plus être la cause de leur malheur.
Je déteste aussi la douleur, je la déteste vraiment beaucoup. Elle me tire aisément vers les larmes et me donne envie d'en fuir la cause puis de rester là où je suis, à pleurer.

~ Vos peurs : Après avoir failli me noyer, la peur de l'eau a envahi mon âme. Déjà qu'auparavant je n'aimais pas la pluie, maintenant la moindre espace d'eau un peu trop grand, la moindre goutte, la moindre vague et je ne peux pas empêcher tout mes muscles de se serrer. Le dégoût profond de ma propre nature n'y est sans doute pas pour rien dans ce phénomène. Ce mélange de sentiments est d'autant plus étrange que je ne sais plus désormais d'où vient cette peur ; elle est juste ancrée en moi.
Elle est liée à la peur de retrouver mon passé. J'ai le sentiment que nombreuses choses douloureuses y sont liées, des choses que j'ai raison d'avoir fuies.

~ Arme : Aucune.

~ Signe(s) particulier(s) : Être ballotté dans le tumultueux courant d'un ruisseau caillouteux a laissé des séquelles. Mon corps a gardé la marque de chaque impact qui a frappé ma peau. Avec le temps, les blessures ont guéri et les cicatrices ressemblent à des tâches de rousseur qui me parcourent anormalement tout le corps.

~ Points forts :Je suis passionné et je ferai tout, même souffrir alors que je ne peux pas le supporter, pour que les gens autour de moi puissent être heureux et aller bien. J'ai beau être faible et ne pas savoir faire grand chose, j'ai au moins le volonté nécessaire pour tenter de changer ce qui m'entoure. Je suis faible est cela est ma puissance, car les gens ne cherchent pas à blesser ce qui l'est déjà trop, car les gens qui m'acceptent pourront être forts à leur tour.

~ Points faibles : Je suis faible, ne sait pas me battre, ni vraiment ruser. Je n'ai pas de talents extraordinaire pour moi-même. Je ne suis même pas particulièrement doué de me dix doigts. Et même en moi, j'ai une fragilité que je ne peux retenir et je souffre de tout ce que j'ai décidé d'enfouir dans les profondeurs de mon être. En soi, je dépends des autres. Sans eux, je serais sans doute déjà mort.



~ Mes secrets ~

~ Talent passif : On ne veut pas nuire au martyr de Gabriel. Peut-être est-ce dû à la forme de son visage qui rappelle un enfant, peut-être est-ce dû à son altruisme naturel, peut-être est-ce simplement magique, mais quiconque le rencontre est soudainement rempli du désir qu'il ne lui arrive pas de mal. Ce sentiment s'incarne différemment selon le caractère de chacun. Certains verront en lui l'enfant qu'ils ont eu ou qu'ils voudraient avoir et le couvriront d'une affection maternelle. D'autres encore y verront leur propre reflet ou voudront en faire leur disciple. Même les plus cruels ne pourront s'empêcher de voir en lui au moins un objet utile et donc à préserver. Ce don est tristement ironique quand on pense au rôle du martyr qui est de souffrir pour les autres.

~ Capacités mystiques transmises :
Élan du cœur : Lorsque l'allié fait quelque chose qui lui plaît vraiment, qui lui tient à cœur et qu'il adore faire, il sera alors rempli d'une vigueur, d'une force, d'une liberté d'action nouvelle, lui permettant de faire encore mieux cette action qu'il adore.

Lueurs de bonheur : Lorsque l'allié est heureux, ou même simplement lorsqu'il a envie d'être gentil ou de s'amuser, il peut faire se manifester des lueurs colorés qu'il peut bouger comme il veut dans l'air.
S'il s'y habitue suffisamment, il peut devenir capable de les faire apparaître sur commande, simplement en pensant à quelque chose d'agréable.

Sincérité réciproque : Si l'allié s'adresse à quelqu'un avec un sincérité complète, sans cacher ses intentions, son interlocuteur aura inconsciemment tendance à faire de même. Il lui arrivera alors sans le vouloir de dire la vérité alors qu'il voulait mentir.
Néanmoins un simple sentiment de sincérité ne suffira pas à faire émerger les choses les plus refoulées à l'intérieur de quelqu'un, le genre de souvenir attaché à des émotions très fortes et douloureuses.

Sans reproche : Alors que l'allié est accusé d'une chose, si celui-ci ne sent pas coupable de l'action et qu'il tente de l'expliquer à quelqu'un qui l'accuse, son sentiment se transmettra à ceux qui le percevaient auparavant comme coupable. Tout le monde conviendra alors de son innocence.
Cela sera cependant de l'ordre émotif et les esprits les plus logiques pourront toujours rester sur leur position s'ils constatent de nombreuses preuves vers cette culpabilité, et de même ceux qui obéissent aux lois avant tout continueront de les respecter. Tout au plus il seront plus indulgents, avec le doute ancré au fond d'eux qu'ils font peut-être une terrible erreur judiciaire.

Moment de tranquillité : Si l'alliée n'en peut plus, qu'il ne sait pas ce qui lui arrive, qu'il a peur, qu'il est déboussolé, s'il ne veut vraiment plus être là où il est à subir ce qu'il subit, alors dans ce cas extrême, il entrera dans une stase magique. Son esprit sera envoyé dans une sorte de rêve agréable où il peut se reposer et s'amuser comme il le souhaite et où rien ne peut lui arriver de mal, tandis que son corps sera brusquement enrobé d'une lumière blanche et rendu complètement intouchable et indéplaçable. Cet état ne s'arrêtera que lorsque l'allié se sera complètement calmé et aura repris le courage nécessaire pour affronter la réalité.
Attention, ce stase affectera aussi quiconque est en contact physique avec l'allié lorsque le sort se déclenche. Ils seront alors deux dans le même rêve, où ils seront toujours incapables de se blesser ni d'avoir mal. Les conditions de fin sont les mêmes, à savoir que l'allié qui a déclenché le rêve doit retrouver une pleine tranquillité d'esprit.

Ignorance du mal : Lorsque l'allié souffre, qu'il a mal, il peut alors décider de laisser ses problèmes derrière lui et de se concentrer sur les bonnes choses du monde. Alors il repartira l'esprit frais et tous ses maux cesseront de lui faire du mal avant de s'effacer à leur tour pour de bon au bout d'une demi-heure.
Le problème est que durant cette demi-heure, malgré son impression de n'avoir rien du tout, au point d'être incapable de voir ses propres blessures, celles-ci ne seront pas encore guéries et risqueront d'empirer au delà du réparable tandis que l'allié s'agite, persuadé de n'avoir aucun problème.

Réjuvénation : Si l'allié souffre profondément de quelque chose qui lui arrive, qu'il regrette douloureusement le passé, qu'il souhaiterait vraiment redevenir comme avant, c'est exactement ce qu'il peut lui arriver. Il retrouvera brusquement l'état d'un poupon, avant de vieillir à la vitesse accélérée d'une année par minute.
Il va sans dire que durant les premières minutes, le corps d'enfant est extrêmement sensible aux influences extérieures et généralement incapable de se défendre.
Attention, cela va avoir des conséquences définitives sur le physique du personnage, voire potentiellement sur la race pour certains.




~ Utilitaires ~

~ Ma couleur utilisée : crimson
~ Code : Royauté



~ Origine, Désir ou Mystère ~

~ P.N.J : Oui, je t'appelle, ô personnage inconnu.
~ Le premier pas : Je souhaiterai commencer.

~ Désir : Autant commencer du début, sur les ruines de mon abbaye. Zyran sortira du sommeil purificateur dans lequel il a été plongé et se demandera ce qui est arrivé sur les lieux, puis des personnes arrivées interrompront sa rêverie.
~ Approbation d'Elfwyn :



~ Votre niveau dans le rôle play ~

~ Test RP :
Lorsque je me réveillai, j'eus l'impression que mon être tout entier se brisait de nouveau. J'avais survécu, malgré moi. J'avais survécu alors que j'avais voulu mourir, alors que j'avais mérité de mourir, j'aurais même mérité de ne jamais naître. En cet instant, couvert de blessure au bord de la plage, je maudissais mon corps qui avait décidé obstinément de s'attacher à la vie, mais je maudissais encore plus mes origines qui m'avaient sauvé. Toute ma chair me brûlait, constellée de gravier. Tous mes os hurlaient le martyr, brisés. Tout mon cœur se déchirait, car j'avais trahi tout ce que je connaissais. J'avais perdu dans le même temps tout ce qui me servait de famille et tout ce qui me servait de maison et j'étais le seul coupable de cette perte, qu'il eût sans doute mieux fallu appeler abandon. Noyé dans mon malheur, je me demandais d'où pourrait venir ma salvation, comment sauver mon âme à défaut de mon exuvie coupable, quelle lame dégoûtée viendrait finalement me délivrer. Peut-être un pêcheur se perdrait-il sur la grève et agirait pour épargner un malheur à son village. Peut-être serait-ce des contrebandiers pour revendre mes organes. Peut-être une main miséricordieuse s'accorderait à apaiser mes souffrance, à m'empêcher de ramper vers un destin qui ne me ferait que davantage de mal. Je divaguais, espérant sans doute chavirer mais j'avais déjà quitté l'eau qui ne pouvait m'apporter ma libération tant désirée. J'étais maintenant dans les airs, portés sur un brancard qui ne m'amènerait sans doute pas au bûcher tant désiré mais dans un lieu où l'on pourrait me soigner. J'implorais « Non... Non... », mais mes mots, pas plus que mes maux, ne pouvaient atteindre mes sauveurs, des hommes de foi qui me chuchotaient des paroles réconfortantes.

Il fut néanmoins difficile de me sauver. De nombreux prêtres durent se succéder dans la chambre blanche où on m'avait installé, là où, depuis une fenêtre ouverte donnant sur la mer, l'air iodé venait souffler les rideaux, les gonflant tels les ailes d'un papillon clair, et m'apporter l'oxygène nécessaire à me maintenir au vie. En pleutre que j'étais, comme un monstre solitaire, je préférais rester dans mon lit, dans un état entre les larmes et le désespoir, tantôt me cachant craintivement des regards et des présences, tantôt me livrant mollement au silence inquiet des moines. Je ne savais pas quoi faire de ma vie, ou plutôt je ne savais plus quoi en faire. J'aurais voulu que l'on ferme cette fenêtre et qu'on me laisse mourir, mais je ne bougeai pas de ma litière ni ne fis quoi que ce soit en ce sens. Je n'avais même pas le courage de sauter depuis l'ouverture. Cela aurait été simple pourtant. Je serais tombé sur la tête et ils n'auraient rien pu faire pour me sauver. Je n'essayai même pas de résister tandis qu'on me donnait gentiment à manger tous les jours. Attendais-je qu'ils se lassent ? Je savais pourtant que les bonnes âmes ne se lassent jamais. Si mon moi d'avant, mon moi ignorant, avait été l'un d'entre eux, je ne me serais jamais laissé mourir. À vrai dire, je ne sais pas ce que j'attendais. Je voulais peut-être simplement continuer à souffrir.

Un jour, on vint m'emmener hors de cette endroit. J'aurais aimé que cela soit enfin pour se débarrasser de moi, mais je savais que j'avais tord. Je n'étais cependant si loin de la vérité que je le pensais. Car c'est finalement ce que je désirais réellement sans même le savoir qui allait se réaliser dans cette étrange pièce où l'on me déposa. La blancheur immaculée de la laine tissée de milles coussins et tentures répartis à travers toute la pièce donnait l'impression que cet endroit était en dehors du temps. Cela me fit tout de suite penser à un lieu sacré. Alors c'est sur un autel recouvert d'une couverture blanche qu'on me déposa dans mon état catatonique. Là, un vieil homme que je n'avais encore jamais vu auparavant s'approcha de moi. Malgré sa barbe aussi pâle que le mobilier, ses yeux rieurs, d'un bleu comme un ciel à l'aube, le nimbait d'une aura de jeunesse. Il posa sur mon front un pouce sur lequel se dessinaient d'étranges motifs dorés. Alors, surgit du fond de mon être, comme un souvenir, une étincelle de l'espièglerie qui m'avait autrefois habité. Elle m'envahit comme un rire, inattendu, étrange. Puis, quelque chose d'encore plus profond remonta, comme un vague de vent qui me traversa et remplit toute la pièce d'une caresse bienveillante. C'étaient ma mère, mon père, mon passé, et mes larmes coulèrent. Le haut prêtre m'expliqua :

-Ton âme porte déjà la marque de Xiris et de Lourina. Ce sont deux divinités qui sont amies de Gabriel.

En ce moment, tout ce qu'il pouvait dire m'était égal. Je m'étais recroquevillé sur moi et voulais juste qu'on me laisse stagner dans mon désespoir. Cependant, l'homme saint continua à parler et ce qu'il avait à dire m'intéressa finalement plus que mon malheur :

-Tu souffres actuellement et tu voudrais tout oublier. Il existe un moyen pour toi de retrouver ton innocence-
-Lequel ? l'avais-je coupé.
-Ma main, m'expliqua alors le prêtre. Chacun des doigts de ma main gauche ont été béni par le dieu de l'Innocence et chacun porte un pouvoir puissant à même d'aider les autres. Mon majeur a la capacité d'absoudre quelqu'un de son passé, de libérer du poids de ses crimes et de ses malheurs afin de lui donner une nouvelle chance d'atteindre la paix. Il les ramène à l'ignorance bienheureuse de l'enfance.

C'était donc là ma porte de sortie ? Tel était donc mon dernier moyen d'avoir une chance dans la vie : l'oubli ? J'allai oublier qui j'étais. J'allais abandonner mon passé, une fois de plus. Les visages des prêtres qui m'avaient élevé, les chants de mon père, le sourire de Lou sur son lit de mort, tout cela allait disparaître. Cela avait-il vraiment de sens de recommencer une vie si c'en est pour abandonner une autre ? Tout homme sain d'esprit aurait refusé ce pacte. Mais moi, j'étais faible. J'entrevoyais là une possibilité de quitter la souffrance qui m'avaient envahi depuis tellement longtemps. J'étais prêt à sacrifier tout le reste :

-Faites-le tout de suite.
-Après cela, tu ne te souviendras plus de rien, tenta de me retenir la voix douce de l'abbé. Avec le malheur, tu perdras tout le bonheur. Tu ne changeras pas malgré tout. Tout sera juste enfoui.
-Oui, le pressai-je. Je suis prêt. Faites-le.
-Avant cela, donne-moi au moins ton nom, se résolut-il enfin. Après, tu ne t'en souviendras plus. Il nous faut un moyen de t'appeler, quelque chose que tu garderas de toi.

J'avais néanmoins décidé de tout abandonner. Je ne voulais pas qu'on me retrouve. Je ne voulais plus être moi-même. Si je devais garder un nom, au moins qu'il me fasse souffrir jusqu'à la fin des temps, qu'il soit la trace de ma faute et de ma faiblesse. Je veux que, si jamais je me rappelle de mon passé, je sache exactement pourquoi je l'ai oublié. Ainsi, si ce sort finissait par s'effacer, j'aurai le courage désormais de faire disparaître l'aberration à l'ordre du monde que j'étais. C'est pourquoi je donnai ce nom :

-Appelez-moi du nom de ma mère. Appelez-moi Syran-

Même malgré ma volonté de me nuire, je n'avais pas réussi à terminer le nom de ma mère, étranglé dans ma gorge. Je soupirai fébrilement, puis fis un sourire timide à celui qui allait me libérer. Je savais qu'après ça, si cela fonctionnai, je ne souffrirai plus. C'est tout ce qui importait désormais. Le majeur se posa finalement sur mon front et tout disparut dans un nuage doré dont je ne ressortirais que le lendemain matin. Il ne resta que la prière de l'abbé :

-Sois en paix, Zyran.



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Elvin, Zyran, ou quel que soit mon nom.

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