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 Sur les traces d'un douloureux passé

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Lucosa Warou
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Récits 95
MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Dim 3 Déc - 15:14

Eldakka n'émit aucun son. Mes questions demeureraient apparemment sans réponses pour le moment. Il avait en effet choisi, comme il me le démontra aussitôt par ses paroles directrices mais aussi ses actes, d'attendre un moment plus propice. A cela je levais les yeux au ciel, ou du moins au dessus de ma tête. Comme si ce genre de moment était commun en ces lieux ! J'étais en effet des plus réticente à reprendre ma marche après l'avoir vu dans un tel état. Encore moins à passer devant. Néanmoins, je pouvais sentir qu'il était inutile d'insister. Aussi je poussais un soupir, et fit quelques pas lorsque soudain, je vis une lueur commencer à éclairer la caverne. Quelque chose de lumineux et de.... chaud, approchait. Me demandant s'il n'était vraiment pas possible d'être tranquilles rien que quelques instants dans cette fichue grotte, je me tournais vers la sphère grandissante et grondait, les oreilles plaquées en arrière, ma lance devant moi. Lançant un regard du coté de mon ami, je remarquais alors qu'il se détendait à vue d’œil. Sondant alors plus précisément la chose brillante, je compris qu'aucun mal n'en émanait et que manifestement, nous n'aurions pas à nous battre cette fois ci. Voilà qui était une chose peu commune, néanmoins cela m'allait très bien.

Presque aussitôt la lueur devint si vive que je cachais mes yeux derrière mon bras l'espace d'un instant. Uns fois celui ci rabaissé, une jeune femme apparu devant mes yeux étonnés. Quelque chose en elle m'était presque... familier bien que je n'en compris pas la raison. Quoi qu'il en était elle semblait plutôt perdue. Ou pas sure de ce qu'elle devait faire. Ce à quoi je laissais là mon attitude défensive, prête à l'écouter puisque manifestement, elle était venue à notre rencontre d'elle même... connaissait elle Eldakka ? Au regard de celui ci, complètement envoûté, voir sous le charme de la belle demoiselle, je pourrais dire que non. Enfin, l'attente était terminée car l'inconnue prit la parole.

*Donc elle nous cherchait... Pas assez vite ? On a pourtant pris le temps de se battre un moment... la reine Ellesime ? Qu'est ce que les fées viennent faire là dedans ?*

Je levais un sourcil complètement ahuri à l'histoire de la jeune femme. Heureusement les détails furent omis car déjà ainsi c'était comment dire... un enchevêtrement d'incompréhensions pour le commun ds mortels. Lorsqu'elle reprit, j'ouvris des yeux ronds... comment ça me rencontrer ? A cette mention, mon ami me regarda mais je ne pus changer d'expression tant la suite ne rentrait juste pas dans mon petit cerveau.

*trahison, abandonner sa divinité, réparer ses torts.... Xi...XIRIS ?*

La réaction d'Eldakka ne se fit pas attendre. Après un aboiement digne d'un hybride, il se retrouva à genoux, visiblement convaincu, sur et on ne peut plus ravi, de se retrouver devant la déesse qu'il adorait. Quant à moi... hmm.. il fallait bien avouer que mes pensées n'allaient pas aussi vite. je clignais plusieurs fois des yeux, eut envie de rire, de pleurer, avant de secouer la tête, comme pour recouvrer mes esprits. Je me plaçais lègerement au devant de mon ami. Certes je ne ressentais rien de mauvais de.... elle, néanmoins Eldakka se plaçais là en position de faiblesse et je ne comptais pas que quiconque en profite. Ensuite, et après un petit ethouleux dialogue intérieur entre mes deux personnalités, je rabattis mes oreilles en arrière et ma voix sortit, gutturale et profonde.

-Je n'ai aucune preuve de ce que vous avancez... vous pourriez être n'importe qui. A vrai dire je retenais à grand mal la séparation qui menaçait de s'emparer de moi. La louve, qui ne cherchait aucunement à raisonner, ne souhaitait qu'une chose, sauter à la gorge de celle qui l'avait rendue orpheline, et ne l'avait jamais entendue. Qui s'était amusée et n'avait tenu aucun compte de ses obligations. Quant à la fée, elle ne comprenait pas pourquoi une déesse renoncerait à sa destinée, et encore moins comment elle comptait racheter ses fautes depuis la terre. Ainsi, fatiguée de me contenir, Je finis par m'accouder à la paroi, me tenant d'un bras à ma lance pour cacher mes tremblements.

-Vous... si vous... êtes celle que vous prétendez, votre place n'est pas ici... grognais je plus que je ne parlais. Puis montrant Eldakka du bout de ma lance, j'ajoutais, -Vous n'avez pas que des mauvais cotés, il me l'a appris. Sans m'en rendre compte, me tenant toujours à la paroi et sur ma lance, j'avançais, lentement, en direction de Xiris. Comme si j'avais besoin de la toucher, de comprendre, de.... la tuer peut être ? Non... je devais me contrôler. En plus Eldakka m'en voudrais à mort. Et puis la fée était curieuse contrairement à mon autre moitié. Elle désirait savoir... en savoir plus. Que... voulez vous ? finis je par demander, sourcils froncés, ma queue fouettant furieusement l'air derrière moi, et ma voix n'ayant aucunement changé d'intonation preuve qu'il m'était difficile de garder le contrôle sur mes deux moitiés opposées.

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P.N.J
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Dim 24 Déc - 19:01

{RP commun entre Lucosa et le P.N.J Exclamation}

Ce fut sans surprise que Xiris provoqua la colère de Lucosa. Quoique... le terme colère était bien anodin en comparaison de l'aversion terrible que l'Hybride éprouvait pour sa créatrice. Déesse ou pas Déesse, elle allait en répondre ! Et plus les mots fusaient de ses lèvres tremblantes, moins la présence d'Eldakka à ses côtés était prise en compte. Bientôt, il ne resterait plus qu'elle et cette... garce indigne du pouvoir dont elle était investie. Pour Xiris, le comportement que la louve lui témoignait était mérité, seulement, elle allait devoir attendre pour une confrontation physique. Car peu après que Lucosa eut formulé sa question quant au fait de savoir ce que cette femme impie lui voulait, Xiris libéra une puissante énergie qui inonda toute la caverne. En l'espace d'un instant, Lucosa et Eldakka se retrouvèrent dans un environnement sorti tout droit d'un rêve, un lieu que Xiris eut jadis arpenté ; le monde Céleste. Son domaine, pour être plus précis...


La secousse fut profonde et intense, et bien que tout cela semblait très réel, le trio ne se trouvaient guère au royaume des Cieux. En vérité, il s'agissait là d'une projection mémorielle. Ainsi, sans savoir comment, l'Hybride et le Drow se retrouvèrent cloisonnés dans l'esprit de Xiris. Le monde obscur des tréfonds n'avait plus prise sur eux, un conciliabule des plus efficaces.

- Je veux me racheter du mieux que je peux, Lucosa. Répondit l'ex-Déesse comme si de rien n'était. Veuillez me pardonner, Eldakka, ajouta t-elle après avoir posé son regard triste sur le Drow toujours agenouillé. vous pourrez tout entendre et voir, mais vous ne pourrez en aucun cas intervenir. Comme vous l'aurez compris, cela ne concerne que les Hybrides et moi, et vous Lucosa, en êtes la représentante la plus farouche.

En pleine confusion, retenant tant bien que mal la colère qui m'habitait, j'attendis un geste, une parole de cette femme. Je n'avais toujours aucune certitude et, même s'il fallait être complètement fou pour venir me provoquer en indiquant se nommer Xiris, je ne laisserais pas mon double louve la déchiqueter avant d'avoir des réponses. Néanmoins la seule chose que j'obtins fut une lumière Ô combien éblouissante qui inonda la caverne entière et me força, une fois de plus, à fermer les yeux l'espace d'un instant. Bien que je dus cligner des paupières une fois celles-ci rouvertes et pour cause, nous avions totalement changé d'endroit. Je ne savais pas s'il s'agissait là d'une téléportation, d'une image projetée ou quelque autre magie, mais nous n'étions plus dans les tréfonds, mon instinct ne me trompait pas.

Mais alors quel était ce lieu digne d'un de mes rêve d'enfant ? Certes magnifique mais je n'en avais absolument rien à faire pour le moment. Et voilà que la nouvelle venue se penchait sur mon ami...Eldakka ! pour un peu la présence de cette prétendue déesse m'aurait fait oublier que mon ami n'avait pas bougé toujours agenouillé. J'entendis ce que Xiris lui dit mais n'en compris guère le sens. Encore moins quand elle annonça que j'étais la représentante la plus farouche de mon espèce.

- Vous n'avez pas répondu à mes questions.

Fut la seule phrase à franchir mes lèvres. Une preuve de qui elle prétendait être, ainsi qu'une explication sur sa venue à moi, une hybride parmi tant d'autres. Voilà ce que mon coeur réclamait avant que je ne laisse se déchaîner la haine qui, sournoisement, s'était infiltrée en moi depuis des décennies.

- Je ne puis vous prouver ce que je ne suis plus. Répliqua Xiris avec fermeté. Mais je peux vous montrer ce que je fus !

À ces mots, et si Lucosa s'évertuait à regarder dans la direction que son idole déchue lui indiquait de son index. Elle verrait alors la Déesse de la nature s'afférer à la création des premiers Hybrides. Un aigle dans une sorte de bulle, et un jeune homme, apparemment Humain, dans une autre de ces sphères translucides, avant d'être mélangées l'une avec l'autre le tout tinté d'un petit rire amusé. Puis la scène disparue...

- Ce n'était qu'un jeu pour moi au départ. Reprit Xiris incapable d'affronter le regard de Lucosa. Je voulais moi aussi créer la vie comme mes pairs, Hithar pour les Humains, Erinaë pour les elfes... alors j'ai sombré dans la folie en oubliant mes véritables responsabilités. Éprise de honte et de profonds remords, la jeune femme finit par tourner le dos à l'Hybride avant de s'éloigner de quelques pas. Je n'ai jamais eu pour vocation de fonder une race à part entière hormis les animaux et autres insectes. Alors je n'avais pas non plus l'instinct maternel qui est sensé aller avec... je n'étais qu'une gamine désertée de toutes raisons. Et aujourd'hui, je ne sais pas comment réparer mes torts...

La jeune femme ne tarda pas à me répondre, enfin. Je suivis la direction qu'elle indiqua. Je vis alors un Aigle enfermé dans une sorte de bulle, puis un humain. Les deux ne tardèrent pas à fusionner, Cela n'était pas dérangeant en soi. Ce qui l'était en revanche, c'était ce petit rire qui allait avec. Alors que la scène disparaissait, la femme parla de nouveau. En fait je ne doutais pas vraiment de qui elle était... Cependant trouver une déesse sur les terres d'Astrune n'était pour moi pas concevable et en ce sens j'avais refusé de la voir telle qu'elle était. Pourtant c'était bien la déesse de la nature qui parlait à présent. D'elle même, de ses gamineries, du jeu qu'était devenu pour elle la création d'une espèce qui attendait d'elle de véritables attentions et non pas une destructions massive. Certes son histoire était bien triste, mais elle n'eut pour vocation que d'élargir la haine de ma louve que je ne pus retenir cette fois ci. La séparation eut lieu, dans un éclat de lumière. L'instant d'après la louve apparaissait juste sur Xiris, s'étant projetée en avant et s'accrochant à présent à ses épaules dans le but de la faire tomber en avant. Une fois l'ex déesse au sol, la louve voulut s'attaquer à la chaire de Xiris mais une petite voix l'en empêcha.

-Arrête !

La petit fée, n'était pas bien loin, juste sur la tête de l'animal. Et de ses yeux coulaient de minuscules larmes. Elle n'avait pas moins mal que sa compagne loin de là, mais était encline à la compréhension, la douceur. Et puis la dernière phrase de Xiris ne l'avait pas laissée indifférente.

-Si vous voulez mon avis, entreprit elle, ce n'est pas ici que vous pourrez changer les choses. Nous existons, et nous sommes fiers ce que nous sommes. Et venir pleurer votre histoire ici ne changera rien à l'acte odieux que vous avez osé proférer ensuite. Je me souviens encore de la terreur des miens à la simple mention de son nom...

Elle évoquait bien sur Umar. Et l'attitude de Xiris complètement hors limites, choisissant de détruire ce qu'elle avait aimé construire. La louve gronda bien fort dans l'oreille de la jeune femme avant... de descendre de son dos. En effet, la petite fée à force de caresses et de discussions avait réussi à la convaincre de faire cet effort. Néanmoins elle n'en resta pas moins sur le qui vive.

- Nous n'avons pas besoin de paroles mais d'actes. Et ce n'est pas d'ici que vous pourrez les accomplir !  Réparez vos torts en commençant par les assumer ! Et pourquoi pas à nous aimer. Assez pour nous donner une vraie place dans ce monde. Une véritable déesse qui nous protégerait et nous aimerait autant que ces autres créations.

La petite fée avait exprimé toute la colère qui animait les deux êtres de la façon la plus douce possible. Elle n'était pas capable d'autres chose et au moins pour une fois je savais faire de longs discours. Sans la séparation j'en aurais été incapable. Les souvenirs me remontaient en mémoire et je ne désirais pas voir Xiris rester parmi les humains. C'était bien trop simple, et surtout complètement inutile.

Offrir son dos aux crocs d'un animal à l'arrêt ne fut pas la plus sage des actions de Xiris, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la malheureuse se retrouva au sol, si l'on pouvait dire, face contre terre. Seulement, Lucosa, la louve comme la Fée, ignorait que l'ex-Déesse assumait désormais entièrement ses actes, à tel point qu'elle était dorénavant prête à mourir pour sa cause. La peur ne l'épargnait guère, surtout quand le canidé se mit à lui grogner dessus au plus fort que sa gorge pouvait lui permettre. Xiris, à l'instar de n'importe quel Mortel, craignait de souffrir, ainsi que d'affronter l'après-vie, mais en dépit de cela, elle n'en demeurait pas moins prête à aller jusqu'au bout des choses.

Pourtant, au sous-entendu d'Umar, Xiris chavira en son coeur. La petite Fée avait raison, son acte le plus cruel résidait bien en la création de cette sorcière des ténèbres. Mais comment pouvait-elle expliquer l'inexplicable ? Oui elle avait conçu cette prédatrice afin d'annihiler tous les autres Hybrides, Lucosa comprise. Mais depuis qu'elle foulait Astrune, elle n'était plus capable de justifier cette aberration. Une Déesse n'éprouve pas les mêmes émotions qu'un Mortel, certaines d'entres elles leurs seront même à jamais inconnues. Lorsque Xiris donna vie aux premiers Hybrides, elle agissait comme une enfant avec son jouet, et tout comme lui, elle ne prit pas en compte les conséquences ! Imaginez-vous tout à coup responsable d'une espèce que vous auriez fait souffrir durant toute votre enfance, alors que vous ignoriez tout de la portée de vos actes. Par exemple le doudou avec lequel vous dormiez serait en fait une planète avec des millions d'êtres à l'intérieur, et que chacun de vos mouvements en tue des centaines. Que diriez-vous au représentant que vous auriez choisi ? et surtout, que feriez-vous pour vous racheter ? La Fée ne pouvait pas le savoir, mais certaines choses ne pouvaient être accomplies depuis les Cieux...

- Je n'ai pas traversé les Limbes dans le seul but de pleurer sur mon sort, ou le vôtre ! Rétorqua Xiris après s'être assise. La louve lui faisait face et grondait en continu, mais cela ne dissuada guère l'ex-Déesse de soutenir ses yeux emplis de rage. Ce qui est fait est fait, ce qui m'intéresse à présent, c'est l'avenir ! Puis plus doucement elle poursuivit. N'éprouveriez-vous pas des émotions semblables si vous deviez conter une telle histoire, chère enfant de Lourina ?

Le sujet Umar n'eut pas le temps d'être abordé que le voile qui les protégeait jusqu'alors des tréfonds, finit par se lever. La lumière ainsi que la beauté du domaine de Xiris disparurent en un clin d'oeil. En outre, il s'agissait là de la toute dernière manifestation des pouvoirs que possédait encore l'ancienne Déesse. À présent, il ne restait plus que Lourine, une Humaine parmi tant d'autres. La part d'elle abandonnée à Loominëi n'était plus en mesure d'alimenter sa puissance, et tant que son absence perdurera, son éclat ne cessera de s'étioler jusqu'à son extinction.

- Oh mais qu'avons-nous là ?! S'exprima tout-à-coup une voix des plus sinistres.


Xiris n'en n'avait pas connaissance, mais le temps qu'ils passèrent dans sa micro-dimension n'était point identique à celui d'Astrune. Aussi, les quelques minutes qu'ils passèrent à bavasser suffirent pour que près de trois heures ne s'écoulent. Or, la malchance fit que le raid envoyé par la maison Veladorn inspectait ce boyaux au moment de leur retour. Et comme cela n'assouvissait pas l'insatiable caprice du Destin, Phyrra et Éris firent également leur entrée depuis l'autre côté.

[ Arrow ...Phyrra et Éris viennent d'~ICI~]


- Ôte-toi de là, chienne insignifiante ! Vociféra la revenante à l'égard de ses futurs congénères. Ils avaient beau être six, rien n'était en mesure de faire reculer une Phyrra en proie à une colère sans nom.

Une situation guère avenante se profilait, et malgré cela, Xiris n'était pas encore prête à retourner parmi les siens. La petite Fée l'avait bien dit, elle devait les aimer. Seulement... avant de pouvoir s'y employer, elle devait apprendre ce qu'était l'amour. Maintenant, il fallait gérer le problème en présence, à commencer par Lucosa, alors même si ça risquait de lui coûter un bras, la jeune femme à la chevelure cuivrée imposa sa main sur la nuque de l'animal tout en faisant non de la tête, afin de le dissuader d'attaquer. Les créatures de Lolth étaient bien trop nombreuses pour espérer pouvoir les vaincre avec autant d'aisance. Il était préférable, selon Xiris, de laisser la joute verbale se poursuivre.

- Qui, QUI OSE ! Hurla la servante Veladorn dans sa langue natale. À ces mots, Phyrra s'avança quelque peu afin que ses traits leur soient plus faciles à distinguer via l'infravision. Qu... quoi, une Dalael ? ici ?! Bafouilla la noiraude après avoir reconnue les différentes peintures sur le visage de sa vis-à-vis.

- C'est bien gamine, je constate que tu as encore assez de matière grise pour reconnaître tes supérieurs ! Puis, afin de se faire comprendre par tous, Phyrra s'exprima en surfacin. Entravez-moi ces puceaux, je n'ai pas de temps à perdre avec des bouses que je pourrais aisément étaler sur vos faces de pisseuses. Il me faut me rendre à Ched-Nasad dans les plus brefs délais, car voyez-vous, imagea la Revenante en soulevant la cage d'Éris à hauteur d'épaule, je ne tiens pas à ce que cette charogne ne se faisande plus avant !

Une fois l'ordre donné, les mâles Drow se ruèrent sur Eldakka, Xiris ainsi que Lucosa, unie ou séparée, avec l'intention non dissimulée de les attacher...

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Eldakka
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Mar 26 Déc - 6:13

Les miens m’injurieraient de naïf décérébré s'ils croyaient qu'il suffisait de se présenter sous le doux prénom de Xiris, pour que ma dévotion lui soit acquise. Non, en vérité tout cela se passait dans le coeur. Ma foi pour la Déesse de la nature était forte, très forte ! Alors, quand cette jeune femme se manifesta devant moi, je sus d'emblée qu'elle disait la vérité. Mes pensées, mes émotions, mes doutes... tous ne firent qu'un à l'instant où elle se nomma. Et malgré le fait indiscutable que Xiris me faisait face, mon esprit Mortel peinait encore à se convaincre de ce qu'il voyait. J'ai longuement prié ce moment, et maintenant que je le vivais, mes lèvres demeuraient scellées... Après tout, qu'est-ce qu'un enfant de Lolth errant et maudit pouvait dire à une Divinité ? Ce fut donc Lucosa qui se chargea des civilités, et il fallait bien avouer que le ton utilisé à la formulation de ses mots, n'était guère pour me plaire. Bien entendu, j'admettais dans une petite mesure les motivations de sa colère, seulement... ce que mon amie ne pouvait comprendre, résidait dans le fait qu'à chacune de ses phrases tranchantes proférées à l'égard de Xiris, elle entaillait également le respect que je lui témoignais.

Afin de m’abstraire de la joute oratoire qui s'annonçait, je décidai de m'isoler derrière mes paupières. Lucosa était dans son droit d'après ce que je ressentais, et même si je craignais pour ma Déesse, je préférai m'effacer dans un premier temps. Il fallut qu'une lumière vive traverse mes membranes pour que mes yeux se rouvrent d'eux-même. Et là... stupéfaction ! l'environnement, les odeurs, ainsi que l'éclairage, tout semblait s'être littéralement inversé ! Mais où étais-je ? Je dénaturais au milieu de ce paysage aux couleurs surnaturelles. À l'instar d'une tâche sombre sur un visage d'ange... Et Xiris s'exprima derechef, sa voix si douce et mélodieuse finira même par me fredonner quelques mots...

-*Vous pouvez compter sur ma discrétion.* Avais-je songé sans même chercher à l'ébruiter.

Mon amie, fidèle à elle-même, campait sur ses positions. Elle ne décolérait point, et manifestement, quoi que pouvait dire ma Déesse, ce n'était que souffle sur un brasier... Déçu de la voir si obtuse, j'éloignai mon regard de sa personne, au plus loin que je le pouvais, sur ma droite. Mais alors que je pensais mes yeux en train de me trahir, j'assistais à une étrange démonstration. Xiris se tenait là, semblant manipuler des énergies aqueuses avec en leur sein deux êtres d'espèces différentes. Et sans que je n'en comprenne le sens, elle finira par unir les créatures dans le corps d'une seule. Était-ce cela que l'on nommait ; la forge des Dieux ? Ce que je voyais me dépassait, mais Lucosa comprit chacun des gestes de Xiris. Puis il y eut ce petit rire, un gloussement qui ne correspondait en rien à ma Déesse vénérée.

Quand elle expliqua la nature des images que je venais de voir, un assemblage se mit en place dans mon esprit. Désormais, je redoutais d'éprouver à mon tour une certaine forme de colère. Ce n'était pas encore limpide, mais je comprenais peu à peu où Lucosa voulait en venir. Toutefois, pendant que je m'évertuais à défaire ce sac de noeuds, la louve elle, ne se fit pas prier ! La séparation de mon amie se fit en un battement de cil, et le temps que l'information me parvienne, Xiris était à terre avec l'animal agrippé sur son dos ! Je voulus hurler, courir ! mais ce ne fut que silence et passivité. Ma voix était aphone, et mes membres figés. L'histoire se répétait, une situation à la fois humiliante et effrayante qui me fit rugir, dans ma tête bien entendu : "combien de fois mon corps allait-il cesser de fonctionner ?!". Je n'en pouvais plus, ma Déesse se faisait agresser, et moi je faisais tapisserie, même pas agréable à regarder en plus ! Heureusement, la Fée pallia à mon incompétence, et sut raisonner la louve. Je ne compris pas un traître mot de ce que la luciole baragouinait, la raison ? la distance et sa petitesse, tout simplement.

Quoi qu'il en fut, les émotions s'apaisèrent, et la bête grogneuse s’assit. Xiris finit par l'imiter, preuve qu'elle allait bien. Méchante Lucosa, vraiment ! Elle savait pourtant que j'estimais la Déesse de la nature, et voilà qu'elle la fichait parterre comme un vulgaire bandit ! Elle ne l'avait pas blessé et c'était une chance pour notre amitié, sans quoi, elle pouvait toujours continuer sa route toute seule. Et voilà que nous en revenions à la pénible réalité des tréfonds, et pour cause ; sans que rien ne l'indique, l'illusion qui nous englobait se dissipa. La bonne nouvelle, c'était que mon corps m’appartenait de nouveau ! et afin de m'en assurer, je me relevai. Mes jambes étaient ankylosées et mes articulations douloureuses, mais à part cette petite inconvenance, je me portais comme un charme. Enfin... jusqu'à ce qu'un aboiement à l'accent familier ne retentisse depuis mon dos !

- Oh non... Avais-je soufflé malgré moi.

Voilà que mes semblables faisaient leur entrée, et bien que notre capture était le moyen le plus rapide et le moins risqué de parvenir jusqu'aux portes noires entiers, je me sentais tout-à-coup beaucoup moins disposé maintenant que Xiris était de la partie ! Hélas, c'était sans compter sur l’irruption d'une autre Drow. Étant donné son point d'entrée, je dirais qu'elle était sur nos traces dès l'instant où l'on s'engouffra dans l'Ombre-terre. De brèves injures s'en suivirent dans une langue que je parlais encore très bien. Et la nouvelle venue finit par prendre les choses en main. La maison Dalael, ça faisait des siècles que j'avais abandonné ce monde de désolation, et déjà à mon époque le prestige de ce clan était indiscutable. Qu'en était-il aujourd'hui, je l'ignorais, mais à la manière dont les autres s'aplatissaient devant elle, tout ce temps passé ne les avait manifestement pas desservis. Par ailleurs, la Dalael en question transportait une bien étrange cage. Et prisonnière de celle-ci, une fillette, en apparence en tout cas. J'eus beaucoup de mal à la discerner de par son absence de chaleur, et comme les Vampires n'avaient pas pour vocation d'étreindre les enfants, j'associais son appartenance aux non-vivants. Je ne connaissais pas grand chose de ces créatures, et pour être honnête, je préférais encore l'ignorance que de leur faire cet honneur.

Aussi, lorsque la Matrone donna l'ordre de nous ligoter, je ne sus comment réagir, alors dans le doute, pour ma Déesse, pour Lucosa, je dégainai mes cimeterres et tentai d'embrocher le mâle qui se ruait sur moi. Après tout, ça serait suspect de se laisser faire...

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Éris
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Récits 597
MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Mar 26 Déc - 15:54

J'en ai marre ! Marre de rester coincée dans cette cage. Un peu d'action, c'était trop demandé ? Cela devait faire quoi ? Environ deux heures que j'y étais, à être dépendante des déplacements de l'autre qui ruminait en silence de probables sombres pensées depuis ma révélation. Heureusement que je ne suis plus vivante sinon quoi, j'aurai eu les membres plus qu'engourdis et je n'aurais pas pu supporter cela en plus de l'ambiance ennuyante du trajet. Ce n'était pas tout, cet obscur réseau souterrain commençait aussi à me gaver sérieusement. Il n'y avait vraiment rien de spécial à y admirer et pour le peu que mes yeux me permettaient de voir ce n'était finalement pas plus mal...  Et puis oh, miracle ! Du bruit, là-bas ! Cela tombait merveilleusement bien, Phyrra se déplaçait justement vers cette direction. Je trépignais d'impatience.

En approchant de plus près j'ai pu deviner avec peine deux groupes. L'un était constitué d'une escouade de Drow mais il me fut impossible de les dénombrer exactement et de l'autre d'un groupe de visiteurs incongru pour cet endroit sordide. En effet, la faible lueur d'une des vagues silhouettes discernables m'indiqua la présence d'une fée. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait faire ici ?! Et posée sur la tête d'une bestiole. Bref, cela me laissa deviner que le reste de sa troupe n'était pas composé d'elfes noires. J'aurais aimé qu'ils nous fassent le coup du : heuu, excusez-nous mais on s'est trompé de chemin, c'est par où la sortie s'il vous plait ? Cela aurait été assez amusant. Mais non, il se passa plutôt qu'ils restèrent passifs tandis que ma compagne prenait la parole dans sa langue natale dans un ton pas commode à en faire reculer plus d'un. Il fût fascinant de voir que Phyrra avait de l'autorité, qu'elle jouait très bien son rôle. Sa maison Dalael existerait donc bien pour que ses congénères la respectent autant lorsqu'elle se rapprocha davantage d'eux? Ou bien était-elle connue avant sa mort ? J'aimerais bien avoir des réponses à ces interrogations mais le temps nous était compté, mon alliée me le rappela indirectement et sans le savoir dans son ordre. Je ne pensais pas qu'on aurait ce genre de compagnie sur le chemin, mais ce n'était pas très important, après tout, comme me l'avait indiqué la Revenante Drow, les prisonniers n'avaient pas le droit de parler. Autrement dit, qu'ils nous tiennent compagnie ou non, il n'y aurait pas de discussions ou bien très peu. Ces visiteurs imprudents ou fous m'intriguaient vraiment, avec un peu de chance quelques conversations seraient permises. S'ils font route avec nous, il serait bien que Phyrra se rapproche d'eux, histoire que je prélève discrètement des échantillons de leur corps avec Pikour afin de m'amuser un peu pendant la traversée...

Tandis que des Drow s'empressait d'obéir à l'ordre de ma compagne, un mouvement m'interpella : un des membres de cette bande eut l'idée aussi bien stupide que légitime de dégainer ses armes. Hourra, de l'action ! Enfin les choses devenaient passionnantes, du sang, du sang ! Oups, je devrais peut être faire attention à ne pas trop montrer mes émotions et de cacher vite fait bien fait mon sourire avide de baston...

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Dernière édition par Éris le Ven 12 Jan - 20:17, édité 1 fois
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Lucosa Warou
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Récits 95
MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Ven 12 Jan - 18:32

Il semblerait que cette chère Xiris assumait au moins ses actes, du moins c'est ce que je pu retenir des propos qu'elle m'adressa ensuite. Elle me semblait différente de la déesse que je m'étais imaginé. En effet c'était pour moi assez inconcevable mais apparemment les dieux apprenaient eux aussi. Puisque la déesse de la nature avait été capable d'intégrer le fait qu'elle avait mal agis et qu'elle voulait à présent réparer les choses, c'était que bien du chemin avait été parcouru. Cependant nous n’eûmes pas le temps de nous étendre sur le sujet d'Umar et de ce que j'aurais pu faire à sa place car la grotte se rappela à nous. Le magnifique monde de la déesse nous quitta bien vite et nous nous retrouvâmes dans la réalité. Ce fut à cet instant que je songeais à Eldakka... et alors que la fée s'apprêtait à voleter vers lui afin de s'excuser et de s'expliquer, une voix affreuse déchira le silence. J'entendis un souffle de mon ami sans toutefois en comprendre le sens mais je sentais que ce n'étais pas bon.

*Il semblerait que nous ayons de la compagnie qui lui dise quelque chose.... le moment redouté est arrivé plus vite que je ne le pensais*

Evidemment je n'étais pas au courant du fait qu'il s'était écoulé plusieurs heures dans la dimension de la déesse. Dans un éclair de lumière et sans aucun besoin de concertation mes deux moitiés ne firent de nouveau plus qu'une seule et je me trouvais à présent debout, devant Xiris. Voir les drows apparaître maintenant m'embêtais d'autant plus en la présence de l'ex déesse... Elle devait bien avoir des pouvoirs mais elle paraissait si... humaine. Je me sentais en devoir de la protéger également. Voilà qui était fort étrange, néanmoins, et je n'étais pas prête à l'admettre consciemment, elle m'avait surprise, en bien. Et même j'étais prête à l'accepter comme déesse, cette combattante qui désirait aller de l'avant et faire face au futur. Fallait il encore éviter qu'elle meurt ici... Surtout qu' Eldakka m'en voudrait encore plus.

Comme si un paquet drow ne suffisait pas, voici qu'une deuxième voix venant de l'autre coté se fit entendre. Au moins coincés pour coincés... Je ne comprenais strictement rien à leur langue mais les intonations indiquaient clairement qu'elles avaient un différent. Jusqu'à ce que la nouvelle arrivée s'exprime correctement. Nous étions donc relégué au statut de déchet clairement. Je ne savais pas ce qu'elle transportait. Peu m'importait de toute façon. Par contre je n'étais pas prête à me laisser ligoter sans rien faire. Evidemment, je ne possédais pas l’infra-vision, ce qui ne m'empêcha pas de prendre ma lance afin de la donner à l'humaine et, fermant les yeux, me fiant uniquement à mon odorat et mes oreilles, je me jetais sur le plus proche ennemi mâle toutes griffes et crocs dehors. Je savais qu'Eldakka avait fait la même chose de son coté. Nous protégerions Xiris de notre mieux c'était certain.  Direction le combat, la réflexion et les explications seraient pour plus tard.

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P.N.J
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Sam 7 Juil - 11:24


Sous les yeux sombres de la Dalael, la prêtresse Dalorna ne voulait surtout pas passer pour une incapable. Aussi décida t-elle d'utiliser la force brute pour appréhender les surfacins. Mais en désespoir de cause ces derniers répliquèrent farouchement ! Le Drow à coup de sabre, l'Hybride en lacérant de ses griffes, et enfin l'Humaine par des assauts répétés avec son arme d'haste. La meute de Dalorna, totalement dépourvu d'entraînement finit par se faire repousser par la défense groupée des étrangers. Jetant alors un rapide coup d'oeil en direction de la Matrone qui l'observait, elle l'aperçut en train de poser sa cage à oiseau sur la roche avant de croiser les bras d'un air dédaigneux. Et bien que la situation était des plus honteuses pour sa maison, la prêtresse ordonna à sa suite de reculer. Deux d'entre eux souffraient de profondes blessures dont l'odeur du sang qui s'en échappait ne tarderait guère à attirer des invités qu'il ne fallait en aucun cas convier !

- Bande d'incapables ! Gronda Dalorna qui n'écoutait plus que sa frustration.


- Laisse-moi deviner. Reprit Phyrra dans une langue que tous comprenaient. C'est ton premier raid ? Ne lui laissant guère le temps de répondre, la Matrone enchaîna. Regarde plutôt ce qu'une vraie Drow sait faire !

Sur ces mots à la fois moqueurs et menaçants, Phyrra s'avança jusqu'au groupe qui essayait désespérément de se battre pour sa liberté. Passant devant la cage qui renfermait toujours Éris, elle conjura Xilith avant de se volatiliser totalement, ce qui eut pour effet d'embrumer toute la caverne. Un long silence s'installa, quand soudain, tout autour du groupe divers chuchotements naquirent. De petits rires enfantins servaient de point final à chacune des phrases incompréhensible qui étaient susurrées. Puis, ce fut de nouveau le calme. Jusqu'à ce que... un bruit méconnu ne le brise ! Ca ressemblait à un frottement. Ca se rapprochait, et même si les surfacins n'avaient aucune idée de ce que cela pouvait être, ils n'eurent aucun mal à deviner la dangerosité de la chose. Un pressentiment avéré lorsque le son caractéristique d'un claquement mandibulaire ne leur dresse le poil sur le bras !

Phyrra n'avait pas envie de perdre d'avantage de temps avec ces énergumènes, alors, afin d'écourter leur vaine tentative de baston, elle empoisonna sans modération l'air qu'ils respiraient. Le gaz provoqua chez eux ainsi que le piètre raid qui leur faisait fasse de violentes toux qui les privaient de toute inspiration. Mais avant que la mort ne les submerge, l'araignée géante Xilith se chargea d'enrouler chacun d'entre eux dans un joli petit cocon de soie ! Quant aux jaluken blessés dans la bataille, ils sustentèrent tout bonnement cette brave arachnide juste avant qu'elle ne s'en retourne dans son plan. Les quatre Drows restants furent épargné par la toile, et pour cause...


- Debout bande de bravaches ! S'écria Phyrra en même temps que sa réapparition. Vous allez me traîner ces trois sacs de soie jusqu'à la cité noire !

- Kuff... ils sont... kuff kuff, morts ? Demanda Dalorna incapable de stopper sa quinte de toux.

- Si être en stase signifie pour toi être mort, alors ta tête est tellement vide qu'elle ne te manquera pas ! Répondit sereinement la Matrone tout en s'emparant de la chevelure de la prêtresse.

- Non... Bredouilla t-elle sans vraiment savoir à quoi s'attendre.

- Tu sais compter petite pucelle ? Regarde ! Poursuivit Phyrra en braquant le visage meurtri de Dalorna en direction des cocons qui renfermaient les surfacins, et ce qui restait de sa suite. Trois victimes, trois mules. Tu as bien conscience que tu ne sers plus à rien ? Précisa la tortionnaire en tirant d'un coup sec vers l'arrière, ce qui eut pour effet de faire craquer ses cervicales.

- AAAaaah à moi !!! Supplia la prêtresse à une oreille tristement sourde.

Se mettant à pieds joints sur le dos de Dalorna, Phyrra empoigna l'ensemble de sa coiffe de sa main gauche, alors que de sa droite, elle lui saisissait le menton. Prenant appui sur ses jambes, elle se pencha vers l'avant avant de tirer sèchement vers l'arrière ! Dans un craquement suivi d'un déchirement, la tête de la prêtresse fut arrachée sans autres forme de procès. Le reste de son corps convulsa l'espace de quelques secondes, secondes qui laissèrent le temps aux mâles restants de comprendre ce qu'il venait de se passer.

- Je dois me répéter ?! Menaça la Matrone d'une voix rauque.

Pas besoin d'en dire plus, les trois sous-fifres s'exécutèrent et hissèrent les cocons de soie sur leur dos avant de se mettre en route, et ce, en dépit même de la douleur qu'ils éprouvaient chaque fois qu'ils respiraient. À la suite de quoi, Phyrra s'en retourna auprès de maîtresse Éris et empoigna sa cage. La route pouvait continuer.

[Annonce : Faites votre RP comme il se doit pour avoir votre vision des choses sur ce qu'il vous arrive, après quoi, le narrateur se chargera de la transition. "Pas celle de minuit je rassure"  Exclamation ]

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Eldakka
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Sam 14 Juil - 17:45

Maladroitement, mon frère de race tenta de m'empoigner par le col afin de m’entraîner vers le sol. Une action que je qualifierais d'idiote lorsque l'on n'a pas au préalablement désarmer son adversaire... Aussi je n'eus aucun mal à lui transpercer l'abdomen ! Un cri camouflé suivi d'un râle témoignèrent de la violence de mon geste. Saisi par la douleur, l'être impie recula. Je fus surpris de sa crédulité, mais aussi par sa manière à vouloir m'entraver. Je ne connaissais que trop bien la méthode qu'employait les raids pour capturer leur proie, et bien souvent, pour ne pas dire toujours, les trois quarts d'entre elles n'arrivaient pas entières. Les victimes d'amputations finissaient dans la fosse aux araignées, mais certaines maisons n'hésitaient pas à les racheter pour assouvir des fantasmes qu'il me serait incapable de dévoiler... Je notais également l'aisance avec laquelle Lucosa put repousser son assaillant.

Et bien que la Dalael avait le verbe haut, je ne pouvais qu'être d'accord avec ses dires. Cette prêtresse n'avait jamais dirigé de raid auparavant, et ses laquais ne devaient être que les vestiges d'un harem plus que sollicité. Aucun d'eux n'avait l'âme d'un guerrier. Nous aurions pu les écraser sans un moindre mal si la Matrone tapie derrière nous n'était point passée à l'action. Je compris rapidement qu'elle allait faire usage de magie, aussi je voulus la surprendre en me jetant sur sa prise qu'elle avait laissé parterre. Mais je n'en eu guère l'occasion... cette chose se dérobait à mon infravision, et très vite, mon souffle me fit défaut. Alors que les silhouettes que je percevais s'embuaient, mes bronches se mirent à me brûler d'un feu encore plus ardent que les flammes de l'enfer ! J'eus beau tousser pour expectorer ce mal, rien n'y faisait. Mes doigts laissèrent tomber mes cimeterres afin d'agripper ma gorge qui me semblait à présent aussi sèche et aride que le désert de Sulmi sous le soleil de midi.

Je n'entendais plus que mon agonie, je serais alors incapable de dire si Lucosa et Xiris éprouvaient les mêmes symptômes que moi. Inquiet je me mis à ramper jusqu'à la forme allongée la plus proche. Je voulus lui attraper le bras quand soudain ! quelque chose harponna le cuir de mon plastron ! Quelle que pouvait être cette force, je ne pouvais la voir. En bref, soit c'était une créature à sang froid, soit c'était de la magie. Étant donné la brutalité dont j'étais victime, j'optais pour le monstre. Je n'eus d'ailleurs pas longtemps à attendre pour savoir à quoi j'avais à faire que je me sentis tourner sur moi-même tout en ayant la sensation d'être recouvert de quelque chose. Tel un drap qui m’emmitouflait avant une bonne nuit de sommeil, la toile continua de m'envelopper à chacun de mes tours, les couches se faisant toujours plus épaisses jusqu'à ce que je ne sois plus en mesure d'effectuer le moindre geste. Une fois complètement emballé, je me sentis peu à peu partir. J'entendais mon coeur cogner contre mes tympans, mais le rythme de ce dernier ne cessait de s'étioler. Je ne respirais plus, mais je ne me sentais pas en manque d'air pour autant.

Dans cet environnement complètement insonorisé, je me retrouvais seul avec moi-même. Et sans réellement comprendre ce qu'il m'arrivait, je m’éteignis. Comme les derniers rayons du couchant...

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Éris
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Mar 17 Juil - 12:11

Déjà un hurlement de douleur mais je ne pouvais pas dire de qui. Un du raid ou un des voyageurs ? En tout cas ça a été fulgurant, beaucoup trop à mon goût. Si cela continuait comme cela, je n'aurais pas de quoi profiter un minimum du spectacle, c'est à dire essentiellement sonore. C'était ultra frustrant de ne pas avoir de vision sur ce qui se déroulait, alors zut, faites donc durer mon plaisir ! Les sons d'armes s'entrechoquaient et ... des grognements ? Ah ceux de la bestiole qui était sous la fée probablement. Tiens, d'ailleurs, elle était passée où celle là ? je ne voyais plus sa lueur, elle a dû se planquer derrière un de ses alliés. Tss la trouillarde !

- Hey, Phyrra, lui lançais-je discrètement. Tu voudrais pas me décrire un peu ce qu'il se passe ?

Elle me répondit vite fait l'air blasé en me déposant sur le sol avant de croiser ses bras et de se remettre à fixer ce que je ne pouvais regarder en détail. Le combat devait être en fait d'un ennui sans nom... Pas plus mal que je ne puisse réellement l'observer alors. La femme du raid gronda quelque chose. De toute évidence c'était envers sa troupe car le bruit du combat cessa un instant. Une retraite, alors qu'ils sont plus nombreux qu'eux mais quelle bande de nuls, au secours ! Mais vu l'odeur forte du sang qui planait cela pouvait se comprendre, les siens étaient sans doute en piteux état. La honte... C'est sûr qu'elle avait de quoi être vexée, moi je les aurais tués ces incapables d'alliés pourris... Déçue, j'ordonnais à ma compagne d'en finir. Fais-en ce que tu veux de ces clowns et continuons notre chemin, évitons de perdre davantage de notre précieux temps pour des pacotilles. Allez, zou !

Ma Drow se déplaça pour invoquer son arachnide dont j'ai déjà oublié son nom. Après un long silence, des bruits bizarres et angoissants se firent entendre. Pas très discrète cette bête, je préfère vraiment mon Mâchouille à son animal de compagnie. Des quintes de toux remplirent ensuite l'endroit, le pouvoir d'empoisonnement de Phyrra je suppose, les respirations semblaient se faire difficiles voire agonisantes. L'araignée géante, en attendant, se déplaçait pour faire faire je ne savais trop quoi. Ah, tiens un nouveau son, on dirait une sorte de succion...Bah, faut bien rémunérer le monstre, je ne pus m'empêcher de me demander quel goût cela pouvait bien avoir.

Lorsque ma compagne s'adressa aux mâles survivants, je compris qu'elle avait laissé les voyageurs vivants, encoconnés. Ce n'était pas très utile mais enfin bon, je lui avais laissé carte blanche après tout. Au moins on aurait toujours un alibi pour entrer dans la cité et ce n'était pas plus mal comme cela. Elle s'adressa ensuite à leur chef pitoyable qui peu après, dans un sinistre craquement ne fut plus de ce monde. De toute façon elle ne servait à rien, c'était parfait.

Finalement la bataille fut sympathique. Phyrra entra en action merveilleusement : un petit discours en guise d'amuse bouche, l'appel de son monstre en entrée, en plat une démonstration de sa puissance et des macchabées en dessert. Qui dit mieux ? Je valide ses compétences, elle m'avait bien décrit ses pouvoirs, ils sont extrêmement intéressants et efficaces, j'adore vivement la suite, mais ça va être trop simple.

Je fus tentée de demander des morceaux de cadavres à ma camarade mais je me ravisais, j'en aurais sans doute plus tard. De bonne humeur et grandement motivée, j'indiquais qu'il était temps de se remettre en mouvement :  En route !
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Dernière édition par Éris le Ven 24 Aoû - 19:20, édité 1 fois
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Lucosa Warou
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Sam 21 Juil - 11:53

Bande de trouillards que ces mâles noirs... et aucunement entraînés à se battre. La louve avait d’instinct sauté sur l'un d'eux, le renversant en arrière avant de lui lacérer le visage d'un grand coup de griffe. Je n'étais guère encline à blesser en général, mais il en allait de notre propre survie, de la malédiction d'Eldakka et de Xiris... J'effectuais ensuite un bond en arrière, évitant ainsi sa lame pour me retrouver de nouveau face à lui. Je le laissais se relever, attentive à aux sons de ses mouvements et en profitait pour calmer la fée dans ma fourrure qui me suppliait de lui laisser le contrôle. Elle n'aimait pas le sang versé. Mais surtout son regard à elle était rivé sur les deux femmes drows. Alors que la première rappelait à présent ses troupes et semblait frustrée, l'autre était d'une impassibilité à faire peur... D'elle, venait la plus grande menace. La louve, elle, remarqua qu'Eldakka n'avait fait qu'une bouchée de son propre adversaire.

Ce fut à ce moment que la drow menaçante se mit à injurier l'autre, avec raison je dois dire, avant de... passer à l'action. Sur la défensive, la louve grognait et montrait les dents, oreilles en arrière, prête à bondir. Néanmoins la femme préférait apparemment l'usage de la magie puisque très vite, son odeur, tout comme les sons qui émanaient d'elle disparurent. et une sorte de...brume, quelque chose de lourd, se mit à remplir notre atmosphère. A cela, la louve paniqua et se mit à sauter de ça et là, comme pour échapper à son emprise. Il fallut toute l'emprise de la petite fée pour qu'elle se calme et remarque enfin combien il était à présent dur de respirer. D'un esprit commun, les deux formes décidèrent de revenir à une seule, et c'est une hybride à genoux qui réapparut quelques secondes plus tard.

Je ne pensais plus qu'à de l'air frais dont j'avais désespérément besoin... Mue par l'instinct de survie animal, je me traînais laborieusement sur quelques mètres, cherchant mes compagnons, toussant douloureusement, avant de sentir une force puissante m'agripper et me soulever du sol. Tentant vainement de lui échapper, je ne pu qu'émettre un son guttural ressemblant vaguement à un grognement de bête abattue. J'avais froid... quelque chose enveloppait, mais je n'aurais pas su dire quoi. Mes sens d'habitude si aiguisés me lâchaient les uns après les autres. Ma conscience dérivait entre réalité et cauchemar. Je ne parvint bientôt plus à faire la différence entre les deux, et après une courte bataille, je lâchais prise, laissant venir une obscurité bien plus apaisante que celle que je quittais...

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P.N.J
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MessageSujet: Re: Sur les traces d'un douloureux passé   Ven 24 Aoû - 15:02

La missionnaire de Cymetia en la personne de Éris éprouvait un grand plaisir en ce début d'aventure. À seulement quelques heures du cimetière, trois cadavres gisaient déjà dans cette obscurité caverneuse. La suite ne pouvait qu'en être plus palpitante ! Du moins le pensait-elle. Phyrra avait démontré toute la splendeur de sa puissance, faisant de cette escarmouche, une banale entrevue. Néanmoins, la Revenante Drow n'en n'éprouva guère de plaisir, enfin..., la vérité était qu'elle s'évertuait plutôt à ne point le ressentir. Sans réellement savoir ce qui l'attendait, elle restait convaincue de son trépas imminent. Aussi décida t-elle d'accorder le moins d'importance possible à son existence éphémère. Et bien qu'elle s'entêtait à demeurer aussi glaciale que le marbre, de petites attentions à l'égard de sa Maîtresse, Éris donc. Trahissaient sa conviction du néant. En guise d'exemple, après avoir ramassé le tête fraîchement arrachée de Dalorna, Phyrra prit soin d'en énucléé un oeil afin d'en faire l'offrande à Éris. Et quand la demoiselle, fière de son cadeau, demanda à la Matrone pourquoi conserver la "tronche" de cette dépravée, cette dernière lui répondit simplement que c'était désormais un outil diplomatique.

La marche laborieuse des trois survivants commençaient d'ailleurs à se faire trop lente du point de vue de Phyrra, les portes noires étaient encore loin, et le temps se faisait pressant. De plus, elle distinguait des silhouettes informes semblant les encercler depuis les divers boyaux. Refusant d'essuyer un nouvel affrontement qui ne ferait que les ralentir, la Revenante Drow décida de faire d'une pierre deux coups en conjurant derechef son arachnide préférée. Par voie télépathique, elle ordonna à Xilith d'émettre son plus terrible hurlement depuis les profondeurs des Tréfonds. Ce qu'elle fit, et lorsque le rugissement à la consonance diabolique parvint jusqu'aux oreilles des trois mules, elles n'eurent d'autres choix que d'écouter la terreur qui les submergeait. Sans même chercher à se retourner, les mâles se mirent à courir manquant presque de lâcher leur charge. Fort heureusement, tous se souvenaient de la présence de la Dalael, et que si un démon les attaquait, seule elle pourrait le combattre. Ils n'avaient point occulté ce vieux proverbe : "Une fois en Enfer, seul le Diable peut vous aider." Phyrra quant à elle, ne prononça que deux mots avec une voix monocorde : Dépêchez-vous ! Bien entendu, Éris ne put s'empêcher de ricaner devant cette situation pitoyable. Au sein de son imagination, il ne manquait plus que le tambourin et l'accordéon pour que l'harmonie prenne corps.

Les grondements de l'araignée étaient terribles et semblaient se faire plus proches, chose qui ne fit que maintenir l'adrénaline bienfaitrice dans le coeur des jaluken. Quant aux silhouettes menaçantes perçues par Phyrra quelques instants plus tôt, c'était désormais de l'histoire ancienne. Ça ne sera que vingt longues minutes plus tard que le silence morne de l'Ombre-Terre reprendra ses droits. À bout de souffles, les mules purent enfin cesser leur course effrénée, et, la providence fit que l'immense entrée de Ched-Nasad se trouvait juste devant elles. Incapables de faire un pas de plus, les mâles s'écroulèrent. Tandis que Phyrra, complètement indifférente de leur sort, passa devant eux, puis s'afficha au pied des gigantesques portes noires. Il ne fallut qu'une poignée de secondes avant que ces dernières ne s'ouvrent dans un infini et sinistre grincement...


[OUT : Dans la Maison Veladorn ~ICI~ Arrow ]

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